Accueil Société Libreville : vivement une société de ramassage d’ordures !

Libreville : vivement une société de ramassage d’ordures !

PARTAGER
Averda a suspendu ses activités/©DR

 Après Sovog, Clean Africa et Averda, la capitale du Gabon mériterait de trouver une entreprise spécialisée dans le nettoyage. La poussée démographique de Libreville dont la population est estimée aujourd’hui à plus d’1 million d’âmes, et la prolifération des habitations sont les causes de la montée exponentielle de la production d’ordures ménagères dans la ville.

Libreville, la capitale du Gabon, avec son million d’habitants, devrait, pour être la ville moderne qu’elle rêve d’être,  »être dotée d’installations d’accès à l’eau potable et à l’électricité, avec un éclairage collectif adéquat, des voiries aménagées », et surtout des structures modernes en matière d’assainissement pour la centaine (120 au total) de quartiers qu’elle compte dans les six arrondissements. Les défis d’aujourd’hui sont là. Ils nécessitent une harmonisation des moyens financiers et matériels. Le  »nouveau modèle librevillois » lancé par le Père Paul Mba Abessole en 1997 basé sur le triptyque  »Libreville, ville propre, conviviale et prospère », qui a été repris par tous ses successeurs (Berre, Ayo Barro, Ntoutoume Emane, Ossouka Raponda et, aujourd’hui, Nzué Assu), même si les mots étaient parfois différents, devrait à présent prendre définitivement forme pour donner à la capitale politique et administrative de notre pays une image plus rayonnante !

Après avoir trouvé le partenaire, il faudra mettre les moyens !

Embellir la ville, ramasser les ordures générées par les populations par centaines de tonnes chaque jour, nettoyer les rues, curer les caniveaux, s’adapter à la modernité, tout cela dessinerait les contours d’une ville propre. Quand on a appris que la récente visite début-septembre à Paris du maire de Libreville, Léandre Nzué, était destinée à trouver

une entreprise de nettoyage digne de ce nom pour la ville, on s’est dit que les choses allaient bientôt changer. Mieux, selon Jeune Afrique, le directeur de Cabinet du président de la République, Brice Laccruche-Alihanga, a saisi l’occasion de son dernier voyage dans la capitale française pour s’entretenir avec des responsables de la compagnie Suez, spécialisée notamment dans le traitement des ordures ménagères, au sujet de la lutte contre l’insalubrité dans la ville. C’est la preuve que les autorités gabonaises cherchent effectivement un partenaire pour gérer cette situation pour le moins embarrassante pour les habitants de Libreville. Nous leur tirons le chapeau, car l’efficacité du nouveau modèle librevillois en dépend !

Le spectacle de  »montagne d’ordures » qui est offert aux Librevillois année après année n’est pas acceptable, pas plus hier qu’aujourd’hui. Il faudrait, après avoir trouvé le partenaire, mettre les moyens financiers nécessaires, car il subsiste quelques doutes sur la capacité de la taxe Eau et Electricité que vont dorénavant payer les usagers et consommateurs à régler l’ensemble des problèmes relatifs à la propreté de Libreville. Combien va-t-elle en termes financiers, et quel est le montant réel des charges liées à cette activité ? Les moyens ont trop souvent manqué pour rendre Libreville belle et propre. Il faudrait que, désormais, les choses changent. Vivement une entreprise de ramassage d’ordures à Libreville, et vivement les moyens pour le paiement de cette activité !

PARTAGER