Accueil Société Liberté de la presse : le Gabon toujours au dernier banc

Liberté de la presse : le Gabon toujours au dernier banc

PARTAGER
DR.

Le dernier classement de Reporter sans Frontières est à nouveau moins tendre avec le Gabon. Dans ce   nouveau classement, le Gabon est logé au 108è rang mondial. Pour cette ONG de renommée mondiale, cette place est due en partie, parce  que la presse Gabonaise est privée davantage à des ressources, comme notamment la subvention qui a dangereusement été réduite. Un peu comme si la volonté des gouvernants serait de tuer la presse locale.

  La publicité, principale ressource de la presse, est toujours privée à une certaine presse, sinon à toute la presse locale gabonaise. Il y a plusieurs années, les autorités du pays avaient mis en place la subvention à la presse écrite privée, qui était au départ en 2003, d’un montant de 500 millions Fcfa. Ce qui permettait à chaque organe de presse de survivre. Mais depuis lors, celle-ci a baissé à la vitesse grand V. Du coup, plusieurs organes de presse ont dû mettre la clé sous le paillasson, quand d’autres les plus tenaces ou téméraires continuent d’exister, mais quel prix ?.

C’est pour l’une de ces raisons que le Gabon occupe la 108 è place dans  classement de 2018 de RSF. L’ONG justifie cette place du fait d’une  «presse gabonaise qui serait à bout de souffle».  RSF accuse les autorités gabonaises de réduire volontairement la subvention. «Sous le régime actuel, la culture d’une presse indépendante n’est pas encore établie, la majorité des publications est partisane et l’autocensure largement pratiquée»,

RSF va plus loin, en indiquant que  «les journalistes qui tentent de faire leur métier de façon équilibrée sont régulièrement ciblés par le gouvernement, les partis politiques ou les hommes d’affaires qui n’hésitent pas à les agresser physiquement».

S’agissant du code de la communication, qui fait toujours les remous et dont l’instance avait déjà porté des critiques, il a été à nouveau la cible de RSF, « le nouveau code de la communication prévoit des mesures d’encadrement autoritaires concernant non seulement la presse mais aussi toute la production audiovisuelle, écrite, numérique et cinématographique»,  déplore l’ONG.

Dans ce classement, le Gabon est le premier des mal classés de la sous région d’Afrique centrale  devant  la République centrafricaine (112e), le Congo-Brazzaville (114e), le Tchad (123e), le Cameroun (129e), la RDC (154e) et la Guinée Équatoriale (171e).

PARTAGER