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Les accidents mortels de la route : où est le ministère des Transports ?

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L’accident de circulation qui s’est récemment produit entre Oyane et Kango sur la Nationale 1 faisant  état de 17 morts est le plus meurtrier de l’année après celui du 23 mars 2003. Lequel qui avait fait 19 morts au village Massika, une bourgade située à 27 kilomètres de Lambaréné.

Plusieurs familles gabonaises sont en deuil en ce début du mois d’août de l’année en cours. Celles-ci viennent de perdre une dizaine de leurs membres chers. Ce,  au cours d’un accident de circulation qui s’est produit dans la nuit de vendredi 5 août dernier au village Oyane. Une bourgade située à une dizaine de kilomètres de Kango, chef-lieu du département de Como-Kango (province de l’Estuaire).

En attendant les résultats de l’enquête de cet accident diligentée par le parquet de Libreville, il faut ca-même souligner quelques méandres des services des transports. Lesquels services qui  s’apparentent démissionnaires de ses tâches quotidiennes. En effet, l’axe routier Oyane-Kango, comme bien d’autres du pays, n’est pas aménagé. Ce qui ne permet pas aux chauffeurs qui empruntent ce tronçon d’avoir une bonne visibilité au niveau des virages. Ce n’est tout. Les nids de poules jonchent le long de ce  tronçon. Occasionnant ainsi des collisions des véhicules et autres détours. En outre, cette seule ligne qui relie la capitale au reste du pays n’arbore aucun panneau de signalisation. Permettant ainsi aux et autres de connaitre les différents linéaires. Conséquences : les  mouvements de trajectoire des véhicules et les risques d’accidents de la route.

 Outre tous ces graves manquements, la direction de la sécurité routière est dans le coma. Cette administration a manqué ses missions de prévention sur la sécurité    aux usagers de la route. Notamment,  en cette période de grandes affluences  et de trafiques routiers.  C’est vrai que l’indélicatesse des conducteurs n’est pas à épargner.

Ce sont là autant d’infractions qui sont souvent à l’origine de graves accidents mortels récurrents  qui se produisent sur la Nationale 1. L’une de ces infractions pourrait être à l’origine du drame de l’accident de circulation  de Kango. Il sied de mentionner que l’accident mortel en question intervient après celui  qui s’était produit au village Matsatsa, le 23 mars  2003. Une bourgade située à 27 kilomètres de Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué (au centre du Gabon). Lequel accident avait fait 19 morts.

Au moment nous mettions sous presse, un autre accident de circulation s’est produit au quartier Rio, dans le 3è arrondissement de Libreville. Plus de peur que mal, aucune perte en vies humaines ne nous ait pas été signalée. Mais, les dégâts matériels importants ont été enregistrés.

 Sur ce, le ministère des Transports,  au lieu de s’armer à mettre en place les mécanismes de sécuriser les usagers de la route opte plutôt à organiser des nébuleux salons de transports. Tout simplement pour soutirer dans les caisses de l’Etat. Fruit du pauvre contribuable gabonais.

Tar’Engongha

 

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