La maternité du CHUL : Les patientes vivent le calvaire

La maternité du CHUL : Les patientes vivent le calvaire

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Les mots ne suffiraient pas pour décrire le calvaire que vivent les patientes de l’ex hôpital général devenu aujourd’hui CHUL.

Le Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) n’est plus aujourd’hui que l’arbre qui cache la forêt. Il faut s’y rendre pour comprendre  des mauvaises conditions dans lesquelles les patients y sont reçues.

La plupart des services sont confrontés aux mêmes difficultés, à commencer par la maternité. A ladite maternité, l’un des services le plus important et le plus délicat, les conditions d’accueil ressemblent à celles des milieux carcéraux, là où les détenus dorment les uns sur les autres.

Après la salle d’accouchement, les femmes et leurs nouveaux nés sont accueillis dans des chambres selon leurs catégories sociales. Dans ces pièces bien étroites, seulement quatre lits reçoivent les patientes toutes, les heures. Celles qui n’ont pas de chambre se voient obligées d’attendre dehors, avec leurs bébés tout en espérant qu’un lit se libèrera.

L’attente peut durer plusieurs heures. Une situation que les patientes ont du mal à supporter.  Celles qui osent se plaindre ouvertement sont ouvertement sont publiquement recadrées par le personnel soignant qui n’hésite pas à leur dire d’aller voire ailleurs.

Dans les chambres, rien n’est fonctionnel. Il n’y a même pas un minimum de confort pour des femmes qui viennent d’accoucher. Une situation  qui les contraints à tout apporter de chez elles. Celles qui n’ont pas de moyens, sont obligées de subir ces conditions inhumaines. Si des ventilateurs et des moustiquaires peuvent compenser l’absence de climatisation, rien ne peut compenser le manque d’eau. Il faut un véritable parcours du combattant pour s’en procurer.  Aucune goutte d’eau ne coule dans aucun des robinets qui désormais servent simplement de décor. Une patiente raconte son calvaire : « Pour avoir une place ici, il faut patienter. Dans mon état, j’ai passé deux  heures de temps dehors avec l’enfant avant que l’on m’attribue un lit

C’est le calvaire que vivent et vont continuer de vivre ces patientes si, rien n’est toujours pas fait dans le but de remédier à cette situation

Nalette Beverly Obono

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