La CAN de toutes controverses inutiles . Le cœur des Gabonais ne...

La CAN de toutes controverses inutiles . Le cœur des Gabonais ne bat pas encore

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stade de Port- Gentil

A quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations édition 2017, le cœur des Gabonais ne vibre pas encore suffisamment pour cet évènement sportif qui va avoir lieu dans le pays dès le 14 janvier 2017 prochain.

C’est vrai qu’il y a la crise politique postélectorale, et beaucoup de Gabonais ne se sont pas encore remis des drames du 31 août 2016 dernier, ce d’autant plus que les familles n’ont pas encore fini de faire le deuil de ceux qui ont été tués d’autres se démènent toujours à sortir les leurs des geôles des prisons du pays.

Il n’en demeure moins que la CAN est là, et il va falloir faire avec. Ce n’est pas en la délocalisant dans un autre pays que l’on délogera Ali Bongo Ondimba de son fauteuil présidentiel, les deux choses n’étant pas forcément liées. L’engagement pris, au Caire, par le Gabon d’abriter cet évènement sportif panafricain va au-delà de la personne d’Ali Bongo Ondimba. Il s’agit d’un engagement de portée nationale et si d’aventure, le Gabon en sort vainqueur, où s’il parvient même au stade des demi-finales, ce sera la fierté de tout un peuple.

Les stades construits ou en réfection à Libreville, Port-Gentil, Oyem et Franceville appartiendront au patrimoine infrastructurel national et les générations futures en bénéficieront. Les hommes passent, avec leurs carences, faiblesses, fantasmes, le pays subsiste. Il n’y a d’ailleurs pas que les stades. Il y a aussi toutes ces autres infrastructures qui accompagnent un tel évènement : hôtels, restaurants, routes, avec des effets induits en matière d’emplois et autres équipements sociaux.

Il est donc inutile, voire contreproductif d’entretenir des polémiques, sur fond d’arrières pensées politiques, sur la CAN. Ce que les Gabonais n’ont pas pu faire avec le vote du 27 août 2016, et avec les évènements qui s’en ont suivis, notamment ceux du 31 août 2016, ce n’est guère le fait de délocaliser la CAN dans un autre pays qui le réalisera.

Il reste qu’il revient au COCAN de faire la promotion de l’évènement. Toute chose synonyme de présenter une autre image du Gabon. Parce que, la CAN est aussi l’occasion pour le pays de s’ouvrir, de communier avec le monde entier, afin d’être attractif. Que sait-on aujourd’hui, historiquement, culturellement, économiquement et socialement des quatre provinces qui abriteront les différentes poules ? Apparemment pas encore grand-chose. Et pourtant, chacune d’entre elles a ses spécificités, ses rites, ses us et coutumes, ses langues que les journalistes et autres spectateurs qui viendront des quatre coins du monde aimeraient découvrir.

Bien de pays en Afrique, et dans le monde, vivent de leurs industries touristiques, parce que manquant de matières premières. Avec ses 800 km de côte atlantique, ses forêts, ses nombreux cours d’eau à gorges (chutes), son riche patrimoine culturel, le Gabon peut attirer beaucoup de monde. Il suffit d’en faire la promotion. La CAN constitue, de ce fait, une aubaine pour s’y atteler.

L’intérêt d’une telle promotion de l’évènement pourrait rassurer les plus sceptiques, voire les personnes qui en sont même hostiles. Que gagnera-t-on avec la CAN ? Telle est la question qui revient sur toutes les lèvres. Ce qui voudrait dire qu’en dehors du sport proprement dit, les populations gabonaises veulent savoir quel est leur intérêt, en termes de retombées économiques et sociales. Entre autres, le rôle du COCAN n’est-il pas de les sensibiliser et de les convaincre sur ce que leur apporte la CAN dans leur train-train quotidien.

Actuellement ? Il semble qu’il y a un déficit de communication. Raison pour laquelle l’on n’a pas observé un engouement devant les guichets de vente de billets dont les coûts oscillent entre 500 et 40.000 frs CFA.

Il n’est pas peut-être trop tard, étant donné que le premier coup de sifflet retentira le 14 janvier prochain.

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