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Justice : au tour des greffiers?

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Le bureau du Synagref (c)internet.

Au cours d’une rencontre avec la presse, ce jeudi, le syndicat national des greffiers, a indiqué que les points inscrits dans le cahier de revendications présenté au gouvernement, n’ont pas connu d’avancée. Toute chose qui pourrait emmener les greffiers à grever.

Année judiciaire plutôt mouvementée. Après le Synamag qui a démarré sa grève, il y a prêt de deux mois, et dit poursuivre le mouvement jusqu’au départ de Francis Nkéa Ndzigue, le Garde des Sceaux, le syndicat national de greffiers pourrait aussi dans les tout prochains jours rentrer en grève.

Cette déclaration a été faite ce jeudi, au cours d’une rencontre avec la presse au palais de justice de Libreville. Une assemblée générale pour statuer sur cette situation est prévue pour le 20 février prochain.

Ici, ce sont les points de revendications présentés au gouvernement qui sont jusqu’à ce jour restés lettre morte, qui pourraient être à l’origine de ce débrayage. Comme points de revendications, il y a entre autres: le statut particulier, la carte professionnelle, les salaires de la promotion 2017 et les toges des greffiers de la Cour d’appel.

S’agissant du statut particulier, il est indiqué que le «Synagref n’a aucune visibilité et informations sur la situation réelle de cette loi, en dépit des nombreuses réunions tenues depuis huit mois avec la tutelle». L’horizon est également sombre pour «200 fonctionnaires greffiers, partant de l’année 2014-2015, privés de ce document (carte professionnelle) qui leur permet de s’identifier dans l’exercice de leurs fonctions».

Quant à la distribution des toges aux greffiers, le Synagref précise que « nous avons été surpris de constater que lors de la distribution de toges, seules les Cours d’appels de Port-Gentil ont reçu en intégralité leurs robes. Au détriment des Cours d’appels de Franceville, Mouila et Oyem». Ce n’est pas tout.

Il y a aussi le fait qu’il y aurait trop d’immixtion dans ce corps. Ce, depuis la rentrée judiciaire de l’année en cours. explique le Synagref «Paulette Akoly, 1erprésident de la Cour d’appel judiciaire de Libreville, ne cesse de s’immiscer dans l’administration des greffes. Mieux, elle s’octroie les prérogatives du ministre de la Justice par la prise des ordonnances portant affectations, mutations et nominations des greffiers», dénonce le syndicat.

Les greffiers auraient aussi une dent contre le procureur de la République près le tribunal de Makokou, Dany Kama. Ce dernier, indique le Synagref, a fait interpeler de manière arbitraire Me Fabrice Mbandza par les agents de la direction générale des recherches (DGR) dans l’Ogooué-Ivindo et aux affiches contenant des propos diffamatoires et désobligeant à l’endroit des greffiers».

Autant dire que les palais de justice vivent ces derniers temps des moments très mouvementés. Entre le Synamag qui impose la reprise du travail des magistratures par le départ du ministre de tutelle et le Synagref qui exige du gouvernement de satisfaire les points inscrits dans le cahier de charges, le gouvernement a du fil à retordre.

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