Accueil Société Justice : « le Barreau n’est pas un parti politique »

Justice : « le Barreau n’est pas un parti politique »

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Le barreau lors de sa conférence de presse hier/Crédit photo;GMT.

L’ordre gabonais des avocats, celui déchu par le conseil d’Etat, vient à nouveau de monter au créneau suite à la décision de cette instance judiciaire qui a annulé l’élection du nouveau bâtonnier et de tout son bureau. 

Hier matin à la maison de l’avocat, à la faveur d’une conférence presse, les avocats réunis au barreau ont unanimement apporté leur soutien à Me Lubin Ntoutoume qu’ils ont tous élu le 31 mars dernier comme patron du barreau. 

A rappeler que ce soutien fait suite à la décision du conseil d’Etat d’annuler l’élection de Me Lubin Ntoutoume, suite à deux recours introduits par les maitres Jean Pierre Akumbu et Erangah. Des recours que les avocats ne peuvent expliquer, ce d’autant plus que cette élection a été organisée sous la bienveillance de Jean Pierre Akumbu alors président du Barreau. « C’est le bâtonnier sortant, candidat à sa propre succession qui a organisé ces élections», a expliqué le doyen des avocats.

A en croire le barreau, l’élection pour renouvèlement du barreau a été organisé avec un fichier électoral confectionné par le bâtonnier sortant. Dans ce collège électoral, ne pouvaient voter que  les membres dont les cotisations étaient à jour. « A la date du 31 mars 2018, il a produit une liste électorale avec pour titre : « liste des avocats à jour de leurs cotisations et sur laquelle le nom de Maitre Lubin Ntoutoume figurait. Dès lors, le problème tiré d’une prétendue irrégularité de la liste électorale ne se posait pas», a indiqué le doyen des avocats.

Ici, la question est de savoir, pourquoi ces agissements de Me Akumbu ? Pourtant, comme l’a indiqué l’un des avocats lors de la conférence, après avoir été battu à plate de couture, le bâtonnier sortant avait  félicité son successeur. Mieux, il lui avait remis tous les dossiers du barreau. D’où ce doute, du barreau qui essaie d’imagier, si ce comportement n’est pas pour emmener le nouvel ordre des avocats, à auditer les comptes du barreau ; « l’examen de l’état financier produit lors de l’assemblée générale du 31  mars 2018 et d’autres vérifications sommaires font effectivement craindre des malversations troublantes ».

Face donc à ces agissements d’un autre genre, le Barreau a tenu à préciser son indépendance et indiqué « qu’il n’est pas un parti politique, encore moins une association à caractère politique, qui accepterait de garder à sa tête des avocats qui manquent d’indépendance et veulent demeurer indéfiniment aux commandes de l’Ordre, défendant leurs intérêts de la communauté des avocats », a précisé le doyen des avocats.

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