Journées portes ouvertes de la Police nationale. Les CNI du mécontentement

Journées portes ouvertes de la Police nationale. Les CNI du mécontentement

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Depuis le 20 juin dernier, les forces de police  nationale ont ouvert leurs portes aux usagers. But: édifier ces derniers sur leurs activités, et de pouvoir faire certains heureux, en délivrant au public les cartes Nationales d’identité déjà disponibles.  

Pour cela, plusieurs messages ont été envoyés aux populations leur signifiant que « tous ceux qui n’avaient pas encore pu récupérer leurs cartes nationales d’identité (CNI), pouvaient le faire, en se rendant directement à l’Ecole Nationale de Police, encore appelé l’Escap, jusqu’au 23 juin ».

Mais quelle n’a pas été la surprise des usagers venus nombreux pour profiter de cette chance d’entrer en possession de leurs pièces d’identité, de se faire entendre que  seules les personnes ayant fait leur demande de CNI entre 2011-2013 avaient le privilège de se voir remettre leur CNI, la pièce par excellence que tout citoyen se doit d’avoir dans ces poches, ou dans son sac, mais qui pour des raisons de Logistiques, dit-on, est devenue un sésame rare.

« C’est inadmissible, ils envoient des messages aux gens, leur donnant ainsi l’espoir de pouvoir enfin entrer en possession de leurs pièces d’identité, pour finalement se faire entendre que ce n’est pas tout le monde qui pourra en bénéficier. » a fait entendre un usager, très remonté. Ce dernier avait fait sa demande en 2014. Un autre poursuit: « Ils auraient dû préciser dans ce message quelle période était concernée, au lieu de nous donner l’impression que tous pouvaient en bénéficier, on aurait su en quoi s’en tenir. Certains habitent très loin, et rien que pour pouvoir entrer en possession de cette pièce, beaucoup ont dû miser pour arriver ici, se lever tôt, braver les dangers et les braqueurs de quartiers, tout ça pour qu’on leur disent que les cartes ne sont pas encore prêtes»

Une intention remplie de bienveillance, mais qui malheureusement  n’a pas eu le résultat escompté. Du moins en partie, car si certains  sont retournés mécontents, d’autres ont pu récupérer leurs cartes. «Celles déjà établies retourneront dans les commissariats où elles ont été établies afin que les propriétaires les y récupèrent», a rassuré un officier de police affecté à ce stand très sollicité pendant ces journées à l’Escap.

Daisy Ntongono

 

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