Journée mondiale de la malbouffe: C’est avec sa fourchette que l’on creuse...

Journée mondiale de la malbouffe: C’est avec sa fourchette que l’on creuse sa tombe…

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Les plats express qui riment souvent avec l’insécurité alimentaire, les boissons gazeuses qui favorisent le diabète, sont aujourd’hui et depuis bien longtemps déjà encrés, dans les habitudes des gabonais, faisant ainsi fit des maladies liées à ce genre d’alimentation.

Gastro-entérites, diarrhées sanglantes, méningites encéphalites, le cancer de l’intestin, l’hypertension, la dilatation des artères, les complications cardiovasculaires, les risques cardiaques. Ou encore le surpoids, l’obésité, le diabète… sont autant de risques auxquels sont exposés les consommateurs des plats express. Entre les Nike, les pattes de poulets, le poisson braisé, les brochettes de rognons et de viande, les frites, les bananes frits, le riz… tout y est pour satisfaire l’appétit et la gourmandise des gabonais et gabonaises.

« Un noir ne meurt pas de saleté » aime à scander une catégorie de consommateurs. C’est pourquoi les grilles graisseuses, sales et pleines de suie, infesté de toile d’araignées, utilisées pour la cuisson de ces mets. Les ustensiles poisseux, dans lesquels sont nettoyés la nourriture. Le plan de travail faisant également office de plan d’exposition, toujours à découvert, au gré du vent, des mouches, de la poussière, des postillons, des éternuements de toutes sortes… les vendeurs et vendeuses manquant totalement d’hygiène pour la plupart, ne semblent poser aucun problème aux consommateurs toujours aussi friands et nombreux à s’abonner à ce style alimentaire. « Tout ce qui rentre fini toujours par ressortir » indique l’un deux.

Il est regrettable qu’aucune action pour limiter, voire même stopper ce phénomène n’est mis en œuvre de la part des pouvoirs publics. Ni le ministre du Commerce, ni des entités telles que l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), ou même la Direction générale de la Concurrence et de la consommation (DGCC) ne semblent s’y intéresser. Et, ce, malgré de nombreux articles publiés dans ce sens.

Les spécialistes pour leur part, s’accordent à dire que les repas doivent être confectionnés à la maison, de préférence, « en se rendant à son lieu de travail, on peut emmener avec soi, si possible, une gamelle contenant de la nourriture. De plus, les populations doivent apprendre à manger à table en famille. Faire de moins en moins recours à la restauration rapide ». La qualité des aliments doit être prise au sérieux : éviter les matières grasses (fritures, mayonnaise, beurre…), les sucres et les boissons gazeuses. Ils préconisent de privilégier de l’eau à toute chose. Les règles d’or à retenir sont de respecter les trois repas par jour. Même si on n’a pas faim le matin, l’idéal, selon les nutritionnistes, serait de boire au moins un thé, consommer un fruit ou une biscotte, et éviter de grignoter. De manger moins salée, moins sucrée, moins grasse et boire de l’eau, si possible, faire du sport.

Daisy Ntongono

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