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Journée Mondiale de la Liberté de la Presse : Etat des lieux au Gabon

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Les officiels lors de la journée de la liberté de la presse/crédit photo: gabonreview.

Le Gabon, à l’instar de tous les autres pays de la communauté internationale, a célèbre hier 03 mai, la 25è journée mondiale de la liberté de la presse. La cérémonie marquant cet évènement a eu lieu à la maison George Rawiri, siège des groupes Gabon Télévision et Radio Gabon.

Comme thème choisi cette année pour la 25è journée mondiale de la liberté de la presse célébrée chaque 3 mai  «Médias, justice et Etat de droit : les contrepoids du pouvoir». Il s’agit pour les hommes et femmes de cette corporation de réfléchir sur comment les.médias et la justice, peuvent devenir véritablement,  les contrepoids du pouvoir politique. 

Outre les trois allocutions ayant débuté cet évènement à la maison Georges Rawiri, dont celle du représentant des hommes des médias, du représentant du ministre d’Etat en charge de la communication, et celle du représentant du patron de l’Unesco au Gabon, il y a eu trois ateliers : «Liberté de la presse, accès à l’information et élections», animé par Thierry Emmanuel Koumba enseignant à l’UOB et conseiller technique au conseil national de la communication, puis «Le système judiciaire à l’appui d’un journalisme libre et sûr» animé par le juriste Michel Yennot et enfin «La liberté d’expression en ligne : améliorer l’autoréglementation», animé par François Ndjimbi, patron du quotidien en ligne Gabonreview. Des ateliers qui ont abouti  aux échanges entre les participants et les panélistes.

Revenant aux trois premiers discours d’ouverture, Jean-Yves Ntoutoume, représentant des hommes des médias et par ailleurs, président de la Section gabonaise de l’Union Internationale de la Presse Francophone UPF, connaissant parfaitement le milieu, a dénoncé les maux qui minent le secteur. Pour lui,  le dernier rapport de Reporters sans Frontières qui place le Gabon à la 108 places sur les 180 pays confirme l’état dans lequel se trouve la liberté de la presse au Gabon.  «Le Gabon est considéré comme un trou noir de l’information en Afrique. S’est-il indigné.

Quant à Vincenzo Fazzino, le représentant du coordonateur du système des Nations Unies au Gabon, il a élucidé trois pistes en rapport au thème choisi cette année. La première piste porte sur l’interaction entre liberté de la presse, l’accès à l’information et les élections. La deuxième réflexion sur l’efficacité du système judiciaire pour préserver la liberté d’expression. La dernière, sur la préservation de la liberté d’expression, de la vie et discours de la haine en ligne.

En ouvrant les conférences, Helmut Moutsinga Boulingui, s’est penché sur l’Etat de droit. Dans son brillant exposé, il s’est  demandé si la marche du Gabon est encore longue pour que les médias, la justice et l’Etat de droit deviennent de véritables contrepoids du pouvoir ?».

La journée s’est achevée par la proposition  des résolutions, qui, on l’espère, seront mises en application, comme l’ont souhaité les participants. Mais encore faut-il que les professionnels des médias les prennent à leur compte.

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