Accueil Société Cas d’insécurité : Le Gabon à vau l’eau ?

Cas d’insécurité : Le Gabon à vau l’eau ?

PARTAGER
©DR

Notre pays serait-il en dérive ? C’est la question que se posent de nombreux citoyens qui ne comprennent plus nombreux dérèglements et autres dysfonctionnements de nos services administratifs, au point de mettre en danger la vie de nombreux Gabonais.

Depuis l’avènement des émergents au pouvoir en 2009, et leurs multiplies réformes, le pays connait des lourdeurs administratives qui, avant leur arrivé, n’existaient pas. Aujourd’hui, avec l’insertion de la BOP, les services publics ne savent plus où se donner la tête. Il n’est plus rare de voir une administration, comme celle du Trésor, manquée du simple matériel de bureau. Pour avoir aujourd’hui recours à un service public, il faut que l’usager se démène pour, soit payer l’encre pour imprimer le document donc il a besoin, soit se rendre chez le boutiquier d’en face pour le faire photocopier. C’est lot quotidien des usagers qui se rendent dans les mairies pour l’égaliser leurs documents.

Une situation qui peut paraître anodine, mais lorsqu’elle touche la sécurité des citoyens, il y a là comme un problème qui faille prendre à bras le corps. La situation de nos forces de l’ordre et de sécurité n’est, loin s’en faut, reluisante. Ces derniers manquent presque de tout. Raison pour laquelle, selon elles, elles n’arrivent pas à sécuriser les populations. Des exemples foisonnent : si vous voulez une intervention de la PJ ou d’un commissariat pour une quelconque agression, ces derniers vous répondrez qu’ils n’ont pas de carburant. Et durant ce laps de temps, le voyou aura toute la latitude de tout emporter dans votre maison, pire vous prendre la vie.

La dernière en date et qui fait froid au dos, c’est le cas d’une jeune compatriote qui a été victime d’un braquage dans un quartier de Libreville. Cette dernière, ayant reconnu ses agresseurs, a jugé utile de porter plainte dans un commissariat de son arrondissement. Arrivée sur les lieux, après avoir fait sa déposition, l’enquêteur qui l’a reçu lui a demandé de donner une somme de 15.000 FCFA pour l’établissement d’une convocation. Mieux cette plainte devait être déposée au domicile des agresseurs par la plaignante elle-même. Alors comment comprendre que pour établir une convocation à un bandit de grand chemin, il faut débourser la modique somme de 15.000 FCFA et que de surcroît ce soit l’agressée qui aille déposer cette convocation chez son agresseur. Imaginons un seul instant ce qui peut arriver à cette jeune fille au moment du dépôt de la convocation.

LMA

PARTAGER