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Insalubrité : La mairie de Libreville veut agir

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Une réunion d’urgence a eu lieu à la mairie de Libreville, mardi 25 avril dernier, en présence des élus locaux, des ONGs et de la mairesse. Ce, dans l’optique de trouver des solutions à la situation d’insalubrité qui prévaut à Libreville depuis des mois.

  Libreville, la capitale gabonaise, est envahie par des tas d’immondices depuis plusieurs mois, sans qu’une solution définitive ne soit trouvée. Même l’avance  de plus d’un milliard à la société Averda qui est en charge du ramassage des ordures ménagères, par l’Etat, n’a pas résolu la question de l’insalubrité de la capitale.

C’est donc pour trouver une solution à ce problème, qu’une réunion d’urgence a eu lieu à la mairie de Libreville, en présence des acteurs politiques, des ONGS et de la mairesse de la capitale. . «Depuis quelques semaines, Libreville ressemble à nouveau à ce qu’elle était lorsque nous sommes arrivés à l’Hôtel de ville, en février 2014», s’est indignée la maire.  Et d’ajouter que  «Cette journée de réflexion vise donc à définir ensemble, un système de gestion des ordures ménagères».

Il faut dire que l’état dans lequel se trouve Libreville n’a jamais aussi été inquiétant. Pourtant, l’on avait annoncé mettre fin à ce phénomène, dès l’arrivée d’Averda. Mais s’était sans compter avec les difficultés dans le paiement dans la contrepartie par l’Etat.  «Averda a pour rôle premier de collecter les ordures ménagères. Les déchets générés par les opérateurs économiques et les industriels, notamment, ne peuvent être collectées que sur contrat», a souligné Rose Christiane Ossouka.

Pour l’heure, en attendant que la société Averda sorte des difficultés financières, la mairesse a appelé à plus de conscientisation des populations, qui devraient adopter un autre comportement. Les populations doivent avoir une attitude citoyenne, en évitant notamment de jeter les ordures dans les endroits autres que les points de collecte dédiés». 

Autant dire que ce phénomène ne va pas disparaitre maintenant, surtout au regard des tonnes d’ordures que produit chaque ménage par jour. D’ailleurs, lors d’un entretien d’un employé d’Averda avec notre reporter, ce dernier lui a fait savoir la difficulté pour Averda de palier à cette situation, même ayant tous les moyens du monde: «les librevillois produisent trop d’ordures dans leurs ménages», indiquait-il. 

C’est dire.

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