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Injustice salariale à la Sogatra: l’administration à la renverse

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 SOGATRA donne le sentiment de fonctionner les pieds en l’air et la tête en bas, donc véritablement à la renverse, ce qui n’est pas un gage de garantie de sécurité pour une société de transport.

Les supputations qui vont bon train dans cette entité sous tutelle du ministère des Transports font état des techniciennes de surface qui perçoivent des salaires plus conséquents que les inspecteurs. L’une d’entre elles, parmi ces veinardes qui font l’actualité à SOGATRA et, ce qui ne gâche rien, proche parente d’un ancien directeur général, perçoit un salaire mensuel de cinq cent mille (500.000).  Paradoxalement, les agents en poste au rang d’inspecteur grâce leur rendement, eux, se contentent des salaires qui planent entre deux cent mille (200.000) et trois cent mille (300.000) francs.

 La situation qui n’occasionne aucune gêne au niveau de la direction générale, pourtant au fait de ces inégalités révoltantes, demeure en l’état depuis le règne de Tito Nzouba, ancien directeur administratif et financier.

Conséquence : nommés inspecteurs depuis plus de deux (2) ans déjà, des inspecteurs du réseau à SOGATRA attendent indéfiniment de percevoir les salaires correspondant à leur catégorie. Sauf que l’omerta demeure autour des disparités salariales que nombre d’agents fustigent mezzo voce dans l’entreprise.

  Et comme si cela ne suffisait pas – mais ceci explique sans doute cela – alors qu’on attend sa restructuration, SOGATRA continue d’enregistrer les embauches qui viennent alourdir un peu plus la masse salariale à l’origine du phénomène des retards de salaires qui y sont déplorés depuis plusieurs années. Il s’agit notamment du personnel administratif qui voit de facto ses effectifs aller crescendo et dont la plupart des nouvelles recrues, fortement rémunérés, entre 1.000.000 et 1.500.000 FCFA, mais dont les profils ne correspondant pas aux compétences exigées dans leurs départements respectifs d’affectation.

L’effectif global de SOGATRA est passé de 3000 agents à environ 3500 agents. Si, sous l’ère Ndjoubi Ossamy la société a enregistré 600 embauches, sous Assélé l’on parle de plus d’une cinquantaine de nouveaux agents qui émargeraient à SOGATRA, dont les fameuses ménagères. La direction générale a ouvert la voie à un népotisme qui gangrène la société et est aujourd’hui à l’origine d’un mécontentement qui prend chaque jour des proportions inquiétantes.

 

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