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Hôtel de Ville de Libreville: Silence la brigade de contrôle arnaque

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Les automobilistes de la capitale gabonaise ne savent plus où mettre de la tête avec les contrôles intempestifs des brigades de l’Hôtel de ville commis à cette tâche. A ce qui apparait, ces dernières excelleraient dans l’arnaque à ciel ouvert en longueur de journée. Les intéressés se distinguent par leur trait de caractère intransigeant car à première vue, aucune entente n’est possible pour espérer échapper aux mailles de leurs filets tendus dans toutes les artères de la capitale où elles rivalisent de talent avec les forces de l’ordre, en matière de racket.

A ce qui apparait, l’Hôtel de ville de Libreville a mis en place des brigades pour, dit-on, juguler le phénomène des stationnements abusifs et celui des conducteurs de véhicules exerçant le métier de transport en commun, sans autorisation préalable de l’autorité compétente ou sans les documents y afférents, à l’exemple du permis de conduire. Même si l’on en est encore à déplorer l’absence des parkings dans la ville de Libreville.

Si l’initiative en elle-même s’avère salutaire, il n’en demeure pas moins vrai cependant, que ceux des agents municipaux commis à cette tâche, peinent manifestement à faire la différence entre un stationnement et un arrêt.

Véritablement perdus dans un amalgame qui ne dit plus son nom, ces braves gens arraisonnent, tous azimuts les véhicules en longueur de journée, surtout pour défaut de stationnement.  Du coup, des amendes oscillant entre cent milles (100.000) francs et plus sont exigées aux supposés contrevenants.  Sauf que, dans le but de se faire certainement plein les poches, les agents municipaux, d’un regard surchauffé, n’attendent pas midi à quatorze heures pour brandir  la menace de confiscation du véhicule. « Le propriétaire doit s’acquitter rubis sur ongle de la pénalité auprès de leurs services abrités par un vieux container au parking de l’Hôtel de ville », indique un usager très au fait de la procédure.

Puis, quelques instants après, la menace baisse d’un cran et celui-ci entendra dire qu’à défaut de 100.000 francs, il peut juste remettre une somme de trente milles (30.000) francs et l’affaire est réglée. Sauf que les 30.000 francs vont être perçus sans qu’un reçu soit délivré. « Normal, puisqu’il est question d’un arrangement à l’amiable. Ce qui sous-entend que l’Hôtel de ville n’est pas concerné par le deal, l’argent atterrit naturellement dans les poches des agents », continue notre interlocuteur.

Seulement, pour aboutir à une telle remise de peines, l’usager doit piaffer de patience, pendant toute une journée. Surtout lorsque celui-ci se montre récalcitrant, c’est dans les jardins de l’Hôtel de ville qu’il ira confesser ses pêchés pour récupérer son véhicule arraisonné.

Aux dernières nouvelles, la fameuse brigade a aménagé un poste de contrôle au niveau de la station Pétro du PK11, en face de l’ENA. Les indiscrétions avancent que les agents contrôleurs de l’Hôtel de ville affectés à ce nouveau poste, se réjouiraient de pêcher les gros poissons. Là-bas, tous les véhicules passent à la casserole, et la manne prélevée soigneusement dans les poches. Triste réalité !

 

 

 

 

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