Hôpitaux publics : le statut quo!

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En assemblée générale, il y a quelques jours, la santé et les affaires sociales, ont  décidé de poursuivre leurs mouvements. Ce durcissement fait suite au non paiement, par leurs tutelles, de la prime d’incitation à la performance (PIP).

De l’assemblée générale tenue le 12 juin au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), entre les affaires sociales et le syndicat de la santé (Synaps), il en ressort, selon Serghes Mikala Moundanga, le Secrétaire général du Syndicat national des personnels de santé, que  « la grève continue jusqu’à ce que le gouvernement nous paie la PIP. »  Il a renchéri en affirmant que « si ce dernier désire leur couper les salaires, qu’il le fasse, cette fois-ci, nous ne  flancherons pas »

Une poursuite de la grève qui intervient quelques jours après l’entretien  entre les responsables Syndicaux et deux membres du gouvernement, dont les ministres de la santé et du budget, Léon Nzouba, et Mathias Otounga Ossibadjouo. Les membres du gouvernement, ont comme d’habitude, réclamé une suspension de la grève, en leur rappelant cette fois-ci, la législation en matière de grève au Gabon. A cela, les syndicalistes par la voie de leur porte parole assurent que « le service minimum sera élargi, en augmentant les quotas des usagers à recevoir par jour dans chaque service » et promettent que les centres de santé qui étaient en arrêt, reprendront les activités sur la base de ce nouveau service minimum.

Notons que, c’est du fait d’avoir été écartés du paiement de la  PIP du deuxième trimestre de l’année 2015 que les agents des ministères ont reconduit la  grève. De même qu’ils réclament le renouvellement des plateaux techniques. A cela s’ajoute la formation des agents capables d’utiliser le matériel de dernière génération disponible dans les CHU et la réfection  de l’hôpital Psychiatrique de Melen, financée à hauteur de 500 millions de francs en 2015 et toujours pas en finition.

Daisy Ntongono

 

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