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Guido Santullo « j’ai été naïf de croire à la parole d’Ali Bongo»

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Ainsi parle le patron de Séricom Gabon, Guido Santullo, l’homme d’affaires italien à qui l’Etat gabonais doit plus de 350 milliards pour des travaux effectués. Pour une énième fois, il a ouvert son cœur à nos confrères de La Loupe.

Il est toujours en attente du payement de sa facture par l’Etat Gabonais, après avoir effectué des travaux avec ses fonds propres. Guido Santullo, le PDG de Séricom Gabon, l’homme d’affaire italien, chaque fois que l’occasion lui est donnée de parler du Gabon, c’est avec une haine certaine, qu’il parle de ce pays et de ses dirigeants. 

A travers une nouvelle interview qu’il a accordé à nos confrères de l’hebdomadaire La Loupe, l’homme d’affaires italien a encore éclaboussé les membres du gouvernement, notamment Yves Fernand Mamfounbi et l’ancien directeur de Cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accronbessi. Il affirme et signe, que ces deux hommes lui ont demandé d’alourdir la dette de l’Etat vis-à-vis de son entreprise.  « Mamfounbi et Accrombessi m’ont demandé d’augmenter mes créances de 15 milliards de FCFA destinés à la présidence de la République ». Ainsi parle Guido Santullo, le vieil homme de plus de 70 ans, qui jure la main sur le cœur d’aller jusqu’au bout, du moins jusqu’à son dernier soupir, pour récupérer son dû.

 Curieusement, l’homme d’affaires italien n’éclabousse pas Magloire Ngambia, qui croupit actuellement à la prison centrale de Libreville. « C’est Ali Bongo lui-même qui  m’a présenté à Magloire Ngambia. Dès lors entre lui et moi, il s’est crée quelque chose de particulier : j’ai l’ai pris comme mon fils, et c’était quelqu’un de fidèle au chef de l’Etat ».

Par contre, celui qui était fière de travailler avec le numéro un gabonais, se dit aujourd’hui désabusé et même déçu par lui.  « Quand j’avais rencontré Ali Bongo lors de sa première campagne, il portait une chemisette, quand il me disait qu’il voulait en finir avec les inondations dans les quartiers. Alors, qu’est ce que j’ai été déçu par Ali Bongo. Oui, j’ai été déçu par Ali Bongo. C’est triste, écœurant, quand je vois par exemple, les villes et les villages comme Tchibanga et Mayumba où les populations n’ont pas de l’eau portable, elles boivent de l’eau de la rivière. Elles n’ont ni télévision, ni route. Leurs villages sont construits en baraques en tôles. Alors je vois que le gouvernement n’a rien fait pour la population. J’ai été naïf de croire à la parole d’Ali Bongo ». Et toc!  

Enzo Noah

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