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CNSS : le torchon brûle

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En réaction à la note de service de la direction générale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), faisant mention de la modification des dates et modalités de paiement des salaires de ses employés, d’une part, et de la suspension des compléments de salaires chez certains agents d’autre part : le syndicat des professionnels de la CNSS(Sypross) observe une grève de huit jours, décision prise lors de leur dernière assemblée générale.

Ils ont donc accordé un délai de huit jours francs pour que la direction revienne sur sa décision, d’autant plus qu’ils affirment que : « Après avoir observé l’ensemble des dispositions de l’arsenal juridique de la CNSS, nous avons été légalistes, parce que la direction générale a décidé, par note de service, de changer les dispositions de notre règlement intérieur. Elle a décidé de nous payer à partir du 25, par chèque barré qu’on touche après 72 heures », a regretté Richard Ndi Bekoung, président du Sypross.

Nicole Asselé, directeur général de la CNSS, informée de la situation, a réagi lors d’une conférence de presse, dans laquelle, elle a affirmé être en phase avec la loi : « Lorsque nous avons pris les rênes de la CNSS, nous avons associé les partenaires sociaux. Ici, nous avons trois syndicats et les trois participent à toutes les réformes que nous avons mises en place. Toutes les commissions, que ce soit sur le fichier du personnel ou sur les organigrammes, ont toujours vu la participation desdits syndicats. Le problème du paiement au 25 du mois est un faux problème. Quand nous sommes arrivés dans cette maison, les salaires sont payés le 20, c’est un acquis social, je n’en disconviens pas. Mais la loi donne le droit à l’employeur, cinq jours après la date échue, de payer ses employés. C’est le code du travail qui le dit. C’est-à-dire s’ils sont payés au 20, l’employeur a jusqu’au 25, comme dernier délai pour payer. Nous sommes donc dans la légalité totale.»

Le syndicat a demandé à la direction générale de privilégier le dialogue, pour éviter que la grève ne prenne d’autres proportions.

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