Accueil Société Gabon Télévisions : ‘’La situation n’est pas désespérée’’

Gabon Télévisions : ‘’La situation n’est pas désespérée’’

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Sylvain Abessolo, DG de Gabon Télévisions/©DR

Installé dans ses nouvelles fonctions de directeur général de Gabon Télévisions, Sylvain Abessolo, qui a fait ses armes dans la maison, dit avoir des ambitions pour ramener les téléspectateurs à renouer avec la télévision publique. 

C’est une lapalissade de dire que si la télévision publique gabonaise vivait de l’audimat, elle mettrait depuis longtemps la clé sous le paillasson. Heureusement pour elle qu’avec le soutien de l’Etat et quelques contrats publicitaires, la télévision publique survit. Mais comment la sortir de la survie pour devenir véritablement une réelle entreprise publique à caractère commercial pour ainsi s:adapter au nouveau statut de la télévision gabonaise ? C’est à cette équation que les pouvoirs publics ont de la peine à trouver la solution. Résultat, en deux ans, trois Directeurs généraux se sont succédé à la tête de Gabon Télévisions. Tour à tour, Jean Lié Massala, Sébastien Ntoutoume Bekale et aujourd’hui Sylvain Abessolo.

L’actuel directeur général installé dans ses nouvelles fonctions pendant une grève qui a perturbé le fonctionnement de la maison, a d’abord demandé aux partenaires sociaux de lui accorder un état de grâce,  » ce temps me permettra de mieux m’imprégner des dossiers et voir plus clair  », explique ce journaliste de formation.

Conscient du fait que la télévision publique gabonaise n’est plus attrayante face à la rude concurrence, Sylvain Abessolo, veut d’abord associer toutes les bonnes volontés de la maison pour mettre en place une grille de programme attractive. Mais avant tout, il veut une nouvelle identité visuelle. Avant de s’attaquer au contenu des journaux télévisés et des émissions grand public  »deux ou trois par semaine ». Concernant les journaux télévisés, le nouveau directeur général explique qu »’Ensemble, nous avons à faire une sélection pour la présentation des journaux. Tous les journalistes ne peuvent pas présenter les journaux. Présenter un journal exige que le présentateur soit télégénique et présentable. Le journal est le premier programme d’une télévision. Il faut qu’il soit attrayant dans le contenu et dans sa présentation », exige cet ancien présentateur. Qui estime qu’il y a les moyens humains pour que la télévision publique gabonaise revienne dans l’estime des téléspectateurs.  » C’est vrai qu’il y a des difficultés, mais la situation n’est pas désespérée » précise-t-il. Sylvain Abessolo pense que c’est à travers une télévision attrayante que Gabon Télévision peut s’auto financer dans un contexte où les inscriptions budgétaires ne correspondent souvent pas aux moyens mis à la disposition de la chaîne de télévision publique. Cette année par exemple, seulement 18 millions ont été payés pour le fonctionnement de la télé. Quant à la redevance audiovisuelle de la communication (Rac), la quote-part de Gabon Télévisions est pour l’instant de 30 millions. Avec une lourde  dette  et les charges quotidiennes, il faudra de l’ingéniosité, pour relever le défi.

Pour cela, le nouveau DG dit vouloir associer toutes les bonnes volontés de la maison et les partenaires sociaux (les deux syndicats de la maison: le Syprocom et le Synapap) pour bâtir une télévision publique digne de ce nom.

Vivement que les démons de l’argent ne viennent pas annihiler toutes ces bonnes intentions.

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