Accueil Société Gabon : Razzia  à Nzeng-Ayong-Fromager

Gabon : Razzia  à Nzeng-Ayong-Fromager

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Une vue du quartier Nzeng Ayong à Libreville/©DR

Le vendredi 24 janvier dernier, des émeutes suite à un courant d’enlèvements d’enfants, ont parcourus la ville de Libreville. Suite aux décès de trois compatriotes, le pouvoir a décidé de sévir. Et aujourd’hui, plus aucun Gabonais n’est à l’abri. 

Vives émotions et colères des populations de ‘’Nzeng-Ayong Fromager’’, dans la nuit de Mardi à Mercredi dernier. A l’origine de ce climat de terreur, la série d’arrestations orchestrées par des hommes cagoulés (plus d’une dizaine), se faisant passer  pour des forces de sécurité. C’est entre 3 heures et 4 heures du matin, des hommes cagoulés ont fait irruption dans les domiciles de paisibles citoyens qui dormaient à point fermé, pour arrêter des éléments ayant soi-disant  participé au lynchage des présumés coupables d’enlèvement d’enfants du vendre 24 janvier dernier.

S’il est avéré que l’autorité a décidé de brandir le bâton, il reste tout de même que la méthode pour l’appliquer laisse à désirer. Comment comprendre que les éléments de la police ou de la gendarmerie, sans convocation et sans aucun mandat, fassent irruption dans des domiciles privés à une heure indue, pour arrêter des soient disant coupables de lynchage.

Certes, trois compatriotes innocents d’enlèvements d’enfants, ont péri à la suite de ces manifestations, mais au lieu que le pouvoir mette la main sur les principaux commanditaires de ces enlèvements, on constate malheureusement qu’il sème lui-même la terreur dans les esprits des populations. A en juger par les arrestations illégales opérées en ce moment dans des domiciles  privés, nuitamment par des hommes armés jusqu’aux dents. Une situation déplorable qui a mis à mal la quiétude dans ce quartier pourtant paisible.

Pendant que nous mettions sous presse, certaines familles sont inconsolables, pour ne pas savoir la destination exacte prise par les leurs. Aucune information, encore moins indication ne leur étant fournies par les ‘’fameux’’ policiers cagoulés. Dans ces conditions, comment savoir si ces personnes sont bien des éléments de la sécurité et de quelles unités.

L’on ne le dira jamais assez, les Gabonais vivent dans une insécurité totale. Des hommes cagoulés qui font irruption dans des domiciles privés pour arrêter des présumés coupables d’un délit, à des heures indues et sans mandat, dans quel pays du monde peut-on assister à une telle razzia ? A moins de vouloir entrainer le pays dans le chaos.

                                                                                 NO  

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