Accueil Société Gabon: Quid de la fermeture du cimetière municipal d’Essassa ?

Gabon: Quid de la fermeture du cimetière municipal d’Essassa ?

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Image d'illustration/©DR

Le cimetière d’Essassa, dans le 2ème arrondissement de la commune de Ntoum, est désormais fermé au public, depuis quelques jours, sans qu’aucune justification officielle ne soit donnée aux populations.

Jusqu’à un passé  récent, les habitants d’Essassa, bourgade située dans le deuxième arrondissement de la commune de Ntoum, n’avaient pas de soucis pour inhumer un des leurs. Cette bourgade était dotée d’un cimetière municipal à la portée de toutes les bourses. Depuis quelques jours, cet acquis vient d’être brisé, sans qu’une solution de rechange de soit offerte aux populations par l’autorité municipale. C’est un panneau de fortune qui interdit aujourd’hui l’accès audit cimetière.  Une décision qui vient alourdir davantage le calvaire quotidien  déjà vécu par les populations  de cette zone qui manque presque de tout. Aucun  service de nettoyage ou de ramassage d’ordures ménagères, de collège ou lycée public, encore moins d’une unité de police ou de la gendarmerie pour sécuriser les populations. A cela s’ajoute, la dégradation très avancées des rares voies de communications secondaires.

Avant cette décision «  inopportune et impopulaire » aux yeux des populations d’Essassa, il suffisait de se rapprocher de l’un des Chefs de quartiers, Mba Assé ou Mickala, moyennant une somme de  20.000FCFA, pour inhumer dignement un être cher.  D’ailleurs, certaines personnes économiquement faibles partaient de Libreville pour y inhumer les leurs à Essassa. Cette situation a eu pour conséquence le début de saturation dudit cimetière. Ce qui a certainement amené la nouvelle autorité municipale à taper du poing sur la table pour fermer ledit cimetière. «  On superposait déjà les tombes sans que cela n’émeuve les personnes en charge de sa gestion. Elles se contentaient de leur argent. En somme, c’était devenu un gros business des chefs de quartiers d’Essassa », s’est indigné un habitant d’Essassa.

Le cimetière étant désormais fermé, où va-t-on désormais enterrer les habitants d’Essassa ? Ces derniers devront-ils entreprendre un voyage pour inhumer les leurs à Libreville ou à Ntoum?  Quelles sont les mesures de rechanges ? Autant de questions qui préoccupent aujourd’hui les populations de cette partie de la commune de Ntoum, déjà fragilisée par la  fermeture de leur grande charbonnerie en septembre 2019 denier par les mêmes autorités municipales.

Gouverner, c’est aussi prévoir, a-t-on coutume de dire. Pourquoi avoir fermé un cimetière existant sans en créer un autre ?  Et s’il existe un nouveau cimetière, où se situe-t-il ? Des questions qui méritent d’être élucidées par l’actuel Conseil municipal  de Ntoum pour ramener la sérénité au sein de l’univers funéraire.

                                                      N.O

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