Accueil Société Gabon : Nationale 1, le calvaire demeure

Gabon : Nationale 1, le calvaire demeure

PARTAGER
La route qui mène à Andem, avant Kango/©DR

Interrompue à la circulation depuis près de deux semaines, les usagers de la route, peuvent déjà progressivement circuler sur la nationale 1. Une circulation rendue possible par les pouvoirs publics, mais pour autant, le calvaire  ne pourra prendre fin que lorsque ce tronçon, la seule qui relie Libreville et l’hinterland sera construite dignement. 

La route nationale 1 a été interrompue à la circulation durant près deux semaines, causant ainsi, aux usagers de la route, un désagrément inoubliable. Il faut dire que cette situation a été provoquée par le retour des fortes pluies dans le pays, mais aussi par la vétusté du tronçon routier, qui jusqu’à ce jour, n’a pas connu une amélioration digne de ce nom. Principale voie qui relie Libreville et les autres villes du pays par voie terrestre, cette interruption n’a donc pas été sans conséquences. Loin sans faut.

Il a été durant cette interruption impossible pour les usagers de Libreville à en partance de l’intérieur du pays à relier l’intérieur du pays et vice-versa. Le Gabon, dépendant de plus de 50% des denrées alimentaires venant des pays amis, il a donc été difficile pour Libreville de s’approvisionner en denrées alimentaires. « Nous n’avons pu rien, depuis que la route nationale a été interrompue à la circulation, se désole une commerçante ».

Cette situation de la seule voie terrestre du pays interrompue a également été à l’origine de plusieurs cas aggravés, notamment dans le domaine sanitaire. Les malades n’ont pu relier un centre médial le plus proche pour suivre ses soins.

C’est deux semaine ont donc été un calvaire énorme dans le pays. Bien heureusement que les choses sont rentrées dans l’ordre de manière progressivement, grâce aux travaux diligentés par les pouvoirs publics. Mais avait-on besoin d’en arriver là ? Pas très évident.

Faut-il le rappeler, des moyens colossaux sont mis en contribution pour l’entretien des voiries dans notre pays/Mais diacre, Dieu seul sait, quelles destinations ont pris ces enveloppes.

Tenez par exemple, le cas de l’entretien du tronçon routier annoncé par les pouvoirs publics, il y quelques mois, Nkok-Kango, pas grand-chose de concret n’a été fait. Et la preuve, les usagers viennent de l’avoir, c’est l’interruption de la nationale 1 au PK 80. C’est dire le moins d’intérêt que semble accorder le gouvernement de la République sur la construction d’une route nationale digne  d’un pays, qui aspire à l’émergence.

Autant donc dire que le calvaire  est loin de connaitre une fin.

PARTAGER