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Gabon : Les  pluies leurs dégâts

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Elle  est belle et bien là la saison des pluies tant souhaitée par les habitants de certains quartiers de la capitales et localités du pays qui manquent d’eau courante ou souffrent du problème de poussière sur les voies d’accès. Seulement, ces pluies viennent avec un chapelet de situations qui finalement, nuisent plus qu’elles ne consolent.

Quelques quartiers; plein ciel ; Awendjé ; le centre-ville et les alentours de l’échangeur de Lalala étaient réputés pour être les terrains favorables des inondations, car à chaque tombée de pluies, ses habitants avaient les pieds dans l’eau et leur mobilier complètement avalé par les flots. Cette hémorragie continue pourtant malgré les travaux de  réaménagement des bassins versants à quelques exceptions près : pour les autres, la situation n’est plus une surprise.

Mais qui l’eut cru ? Le commun des mortels  se disait que certaines zones de la capitale sont à l’abri de la colère et de l’impétuosité des eaux : le cas de la sablière 2 au Nord de Libreville. Or,  les habitants de ce quartier aux constructions luxuriantes, entourés des généreuses infrastructures  commencent à regretter leur investissement du fait des inondations qui à chaque averse, transforme leur environnement en véritable océan. Conséquence : impossible d’entrer encore moins d’en sortir avec la menace de voir son logement démoli par la violence et la régularité des eaux. La source du problème, selon quelques voix du collectif des habitants du coin, « l’érection d’un mur par un tiers qui n’aurait pas respecté les limites de son terrain, muraille qui obstrue le passage des eaux alors qu’un canal d’évacuation passait par ce lieu ». Face à l’importance des dégâts orchestrés, le mis en cause ne ferait pas cas devant cette  dure réalité, mais soit.

Ces inondations qui envoient à la belle étoile,  orchestrent d’autres  désagréments et non des moindres : la formation des eaux stagnantes à l’origine de l’érosion des chaussées ; la survenue des maladies du fait du mélange des eaux de ruissellement et les ordures ménagères ; l’expansion du paludisme avec la création de nouveaux  milieux de reproduction des vecteurs que sont les moustiques ; le choléra ainsi que la boue pour les voies non asphaltées. A cela, s’ajoutent les tracasseries liées au transport : ne pouvant être embarqué dans un taxi sous la pluie que celui qui mise gros. Résultat : des retards aux différents lieux de services, et que dire  du calvaire des élèves; non sans aborder des dégâts sur les plantations avec la destruction des cultures.

Mais comme le malheur des uns fait le bonheur des autres comme dit un adage, ces pluies fussent-elles violentes, font le bonheur des habitants des quartiers où l’eau est une véritable denrée rares ; elle est aussi une aubaine pour les vendeurs d’imperméables et autres parapluies, qui profitent de ces moments pour faire un bon chiffre d’affaire.

La pluie étant un phénomène naturel, l’on se demande tout de même quel soutien est apporté aux multiples victimes, qui parfois, ne savent pas où donner de la tête ?

J.B

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