Accueil Société Gabon : Les « placements » des jeunes filles s’intensifie

Gabon : Les « placements » des jeunes filles s’intensifie

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Image d'illustration/©DR

Le phénomène prend des proportions inquiétantes au sein des établissements secondaires mais personne ne semble s’en émouvoir, tant le fond parait tabou tout comme les tenants et les aboutissants incompréhensibles pour les non-initiés. Face à ce fléau social, que faire ?

Ce serait un pur euphémisme que de ne parler que  d’une simple dépravation des mœurs face à cette gangrène. Une de plus dans les lieux d’études de nos enfants et tous les établissements ou presque sont concernés.  Si hier, l’insécurité et les actes de violence étaient à redouter, aujourd’hui, le sommeil du parent gabonais est complètement troublé à moins d’avoir disparu. C’est presque dans le berceau (dès la classe de 6ème) que les proxénètes  recrutent, profitant de leur probable innocence et miroitent avec  des gadgets (téléphones de marque)  et des faramineuses somme d’argent. Ainsi appâtées, ces fillettes avec les conseils toxiques d’autres adolescentes devenues les démarcheuses ou les recruteuses, succombent à la tentation et au pseudo rêve de devenir des filles aisées et enviées des autres.

C’est ainsi que beaucoup de ces enfants perdent leur trésor : leur virginité arrachée par des hommes qui pourraient être leurs grands-pères. Mais que se cache-t-il derrière cet acte ? Est-ce pour des pratiques occultes ou pour assouvir un inexplicable fantasme ou vulgaire appétit sexuel ? Les auteurs de ces actes pensent-ils prendre la candeur, la jeunesse et l’énergie de ces enfants par un quelconque moyen ? Comment se sentent-ils dévêtus devant leur « petites filles » ? Pour les parents, c’est le calvaire «  C’est avec la peur dans le ventre que je laisse ma fillette au lycée. Elle a à peine 10ans et chaque soir que je la revoie intacte, je rends grâce à Dieu » balbutiera M-D un parent d’élève.

Si la pauvreté, l’appât du gain facile ou le mimétisme peuvent justifier l’orientation de ces fillettes, le silence coupable des pouvoirs publics lui, est incompréhensible. Exception faite en effet de quelques ONGs qui n’ont pour seule arme que la sensibilisation, rien d’autre n’est fait pour endiguer ce phénomène ou sanctionner les auteurs et leurs  complices. A-t-on pensé à expliquer la gravité de la situation à l’UNESCO, qu’a-t-on fait de ceux qui avaient été accusés pour des faits similaires ? Où se cachent les ONG et autres associations féministes pour monter au créneau ?

 Des mesures coercitives sont urgentes face à cette réelle menace qui meurtrit la femme, l’épouse et la mère de demain. Cette nouvelle forme d’esclavage ne promeut nullement la destination Gabon. Mais à qui la faute ?

JB

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