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Gabon: des torpilleurs financiers de la presse écrite privée

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Les journaux locaux gabonais torpillés financièrement/©DR

Qui veut tuer la presse écrite financièrement ? Cette question est sur les lèvres de plus d’un directeur de publication, depuis que des éléments non identifiés ont décidé de partager l’intégralité des journaux dans les groupes d’amis et autres canaux. Toute chose qui n’arrange pas les caisses de ces entreprises de presse qui tirent déjà le diable par la queue.

Ce n’est un secret pour personne au Gabon, la presse écrite  privée gabonaise éprouve toute les difficultés du monde pour joindre les deux bouts.  Evoluant dans un environnement où la publicité n’existe que de nom, il est impossible à ces journaux qui font des efforts pour vivre, de continuer à tenir le bon bout. Une situation qui s’empire davantage  depuis que des éléments ou des personnages encore non identifiés ont décidé de distribuer les journaux sur internet, notamment dans les groupes d’amis et autres réseaux sociaux. Aujourd’hui, il est devenu récurrent de lire les journaux privés sur un internet, Echos du Nord, la Loupe, l’Aube, Moutouki, le Mbandja, Le Temps, l’Union, Nku’u le Messager et autres journaux de place. Pourtant, ces journaux sont déjà distribués pour par vente, par le distributeur agrée au Gabon, qui est la Sogapresse.

Une situation devenue inquiétante pour les entreprises de presse, dont la publicité, principale ressource des journaux est distribuée apparemment à la tête du client.

Notre confrère Moutouki en a déjà deux fois tiré la sonnette d’alarme, mais les auteurs de ces manœuvres avec des objectifs inavoués ne reculent toujours pas. D’ailleurs, selon Moutouki de ce jeudi 16 janvier, des sources font état de ce que ces torpilleurs se trouvent au palais présidentiel.

Pour quel objectif ces éléments tapis dans l’ombre de la présidence opèrent-ils de cette manière ? Et que gagnent-ils derrière ?

Lucka Martial

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