Accueil Société Gabon/Débits de boisson à proximité des écoles : l’autorité peut désormais sévir

Gabon/Débits de boisson à proximité des écoles : l’autorité peut désormais sévir

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Image d'illustration/©DR

Un mois, c’était le délai donné par le ministère de l’intérieur pour la fermeture des débits de boissons à proximité des écoles. Nous y sommes, le délai est passé et l’autorité peut désormais sévir.

Il leur suffisait de traverser la route pour s’offrir une bière bien fraiche pendant la pause ou même pendant les heures de cours ; à moins de se délecter de la musique que distillent ces bars, au lieu de rester concentré devant l’enseignant. C’était le quotidien des apprenants qui semblaient ne plus avoir d’autres choix.

Pourtant, du fait des nuisances de tous ordres que causaient ces bars et débits de boissons situés aux abords des établissements scolaires et lieux d’apprentissage, leurs gérants-propriétaires avaient été sensibilisés sur les méfaits de leur commerce sur les élèves et qu’il était impératif pour eux, de délocaliser leur activité dans un délai raisonnable d’un mois.

Ce délais courait jusqu’au 31 octobre dernier, mais personne n’a semblé vouloir se plier à cette sollicitude des pouvoirs publics et quatre jours supplémentaires sont passés avant la sortie du ministre du ministre de l’intérieur, exigeant le début de la phase répressive.

En quoi consiste cette phase répressive ? Eh bien, l’on peut penser à une éventuelle saisie de la marchandise ; fermeture complète des bars concernés ; mise sous scellé ou simplement destruction des stocks accompagnés d’une amende que devrait payer le récidiviste. Quoi qu’il en soit, la chasse aux récidivistes est ouverte, mais l’alibi des barmans  reste «  le délai pas assez long pour nous permettre de trouver un autre local et les moyens pour payer le loyer et les cautions souvent exigées par les bailleurs ». Mais ça, le ministère ne veut plus en tenir compte : cela y va de la réussite scolaire des apprenants même si ce n’est pas le seul facteur.

 La suite des évènements s’annonce rude, mais attendons de voir le suivi du dossier.

JB

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