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Gabon : Averda, le personnel baladé par le DG intérimaire

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La DG a été prise d'assaut par le personnel/©Pyramidmédiagabon

Alors que les véritables responsables (Libanais) ont plié bagages, le personnel gabonais resté à Libreville broie du noir. Personne capable de le situer sur son sort. Le directeur général par intérim, Joseph Minko Olenga devrait entretenir le personnel,  est quant à lui, aphone aux cris de détresses de ces agents.

Le couvercle a à nouveau sauté à la base d’Averda à Mindoubé, dans le cinquième arrondissement de Libreville. Et pour cause, invité à toucher leurs trois de mois de salaire ce 05 novembre et leur solde de tout compte, sur les lieux, les agents ont trouvé porte close, aucun responsable sur les lieux. Toute chose ayant provoqué une montée de tensions. Aussitôt joint au téléphone à maintes reprises, le directeur général par intérim Joseph Minko Olenga n’a pas daigné répondre.

 

Le feu provoqué par le personnel en colère/ ©Pyramidmédiagabon

Il a donc fallu que les agents barricadent et mettent le feu à l’entrée principale pour avoir les nouvelles de Joseph Minko Olenga, qui aux dires des agents,   a informé le personnel qu’il percevra sur les trois mois de salaire impayé, deux mois ce vendredi et le dernier  le 15 novembre prochain, sans donner une suite sur le paiement des droits du personnel.

Il faut dire que depuis le départ des libanais, le personnel n’a plus eu d’interlocuteur. « Avec Mr Minko, nous ne sommes informés de rien. Il n’a jamais tenu une réunion pour nous donner la conduite à tenir’’ indiquent les agents à notre reporter.

Pourtant, indiquent les agents, « les dirigeants libanais avaient informé tout mettre en œuvre pour que nous soyons payé ». « Si Mr Minko, informe qu’il va nous payer vendredi, ce qu’il a bel et bien perçu l’argent de la partie libanaise, pourquoi nous balades » ? S’interrogent les agents

Une situation difficile pour ces pères des familles, qui n’ont pas pu organiser une rentrée scolaire digne de ce nom à leur progéniture. « Nous sommes des pères de familles, nos enfants ne vont pas à l’école et les propriétaires de nos maisons, réclament aussi l’argent ». A ce jour, certains ont même déjà  été chassés  de loyers.

« Et quand, certains d’entre nous ont une possibilité de travail ailleurs, la direction refuse de nous signer les attestations de travail ».

Pour rappel, c’est suite aux nombreux impayés de l’Etat que la société Averda a décidé de mettre la clé sous le paillasson. En principe, son contrat devrait prendre fin d’ici le 05 décembre 2019, date à laquelle l’entreprise est sommée par mairie de Libreville de libérer sa base. Toute chose qui inquiète le personnel qui attend toujours de percevoir son dû.

Voulant en savoir plus, notre reporter a joint au téléphone Joseph Minko Olenga, sans succès.

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