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Gabon : Crise à l’INPTIC; ANBG à l’origine

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Claude Ahavi ; directeur général de l'INPTIC:(c)DR.

Alors que les enseignants et autres apprenants pensent que la situation de crise qui a conduit à l’arrêt des cours à l’institut national des postes des télécommunications et de la communication serait dû à une mauvaise gestion des ressources de l’établissement, le directeur général de l’INPTIC a dans un entretient qu’il a accordé à Gabonreview dit que cette situation, seule l’agence nationale des bourses du Gabon en est responsables.

Acculé par les enseignants notamment, qui ont produit un rapport sur la gestion de l’institut national des postes des télécommunications et de la communication, rapport qui accable l’état de finance de cet établissement, le directeur général Claude Ahavi a dans un entretien chez notre confrère  de Gabonreview donné sa version des faits. Pour lui, il ne s’aitg pas d’une gestion opaque. L’arrêt des cours au sein de son établissment ne lui incombe pas  comme l’ont souligné les enseignants dans leur rapport, mais plutôt d’ un retard concernant le payement des subventions. Nous sommes effectivement en arrêt de cours depuis le 26 septembre, parce que les enseignants ont décidé d’interrompre les cours, faute de paiement de leurs vacations depuis quatre ans. La situation est tout simplement due au fait que les frais de scolarité pris en charge par l’Agence nationale de bourses du Gabon(ANBG) n’ont pas été versés. Comme vous le savez, l’ANBG dépend de l’Etat et vous connaissez la situation financière et de trésorerie que traverse le pays depuis trois ans.

En effet, cela fait quatre déjà que les enseignants n’ont plus touché un ‘’sous’’ de leurs vacations. Toute chose qui est à l’origine de l’arrêt des cours au sein de cet établissement.  « Cela fait plus de trois ans que nous n’avons plus reçu la subvention de l’ANBG. Et le Montant  est évalué à plus de 2 milliards de francs CFA à ce jour. Nous n’exigeons pas le paiement intégral de ce montant. Les enseignants ne demandent qu’une avance  pour reprendre les cours. Et tant qu’il n’y aura pas cette avance, les cours ne reprendront pas ».

 En croire Claude Ahavi la subvention versée par l’ANBG couve la majorité des frais de vacations des enseignants. Une enveloppe élevée à 300 millions chaque année.  Nous rentrons dans la 4e année. Et les vacations des enseignants doivent être payées avec l’argent verse par l’ANBG. Cet argent constitue plus de 80% de frais de scolarité. Notre personnel n’est pas également payé depuis 11 mois.. A-t-il souligné.

Si depuis le début de cette semaine des choses semblent bouger avec des séances de travail au cabinet du ministre de la communication et de l’économie numérique, rien ne rassure pourtant pas une reprise des cours au sein de cet établissement. Reprise des cours conditionnée par le payement des vacations aux enseignants.

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