Front social : le Synapsa assiège à nouveau le ministère de...

Front social : le Synapsa assiège à nouveau le ministère de la santé.

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Les leader du Synapsa

« Unie nous sommes fort, Désunie nous sommes des mendiants, plus jamais ça ».Tel est le slogan scandé par les militants du syndicat du secteur de la santé Synapsa au ministère de la santé depuis quelques jours.

En grève depuis le 03 mai dernier, le secteur de la santé est aujourd’hui plus déterminé que jamais, à faire en sorte que ses revendications soient prises en compte par le Gouvernement. Et que ce dernier se décide enfin à les écouter pour trouver des solutions aux problèmes qui minent ce secteur depuis déjà bien trop longtemps.

L’assemblée générale du mercredi 10 mai avait pour but principal, la remobilisation des troupes, la confirmation du durcissement de ce mouvement de grève. Comme n’a cessé de martelé le leader de ce syndicat, qui après de nombreuses tentatives qui se sont tous soldé par des échecs pour rencontrer le ministre, la seule et unique solution était encore de passer à la vitesse supérieure qui passe bien évidemment par la fermeture totale de toutes les structures sanitaires du pays. Enfin et non des moindres, il était également question de sensibiliser le personnel de santé quant à la nécessité de garder fermer les structures. « Nous demandons au personnel de santé de barricader, de raccrocher les blousses et que le Gouvernement de la République qui ne prend pas en compte ce personnel, puisse maintenant venir traiter les gabonais ». Car comment comprendre que la PIP soit aujourd’hui payé à presque tous les ministères sauf celui de la Santé.

D’aucuns pensent et disent que fermer les hôpitaux en période de grève « c’est tuer les gabonais ! ». A cela les militants veulent savoir qui tue réellement les gabonais. Lorsque l’on sait que ces structures hospitalières manques de médicaments utiles pour les soins de première nécessité. Que la structure de référence du Gabon comme le CHUL, manque d’eaux, et est alimenté à moins 50% en électricité. C’est réellement l’hôpital qui se fout de la charité !

Ajouter à cela, le fait que ces agents de santé qui se disent marginalisé, affirment ne plus bénéficier d’aucune avancé dans leur carrières depuis près de 13 ans. Pour cause, la quasi-totalité des écoles de santé sont aujourd’hui fermé.

Comment comprendre qu’un pays qui se dit émergent et qui dans une certaine logique est censé consacrer 1% du budget annuel initiale de l’Etat à la santé ne le fasse pas.« Ils parlent de crise, mais organise autant de fête. Comme la Can junior que le Gouvernement est en train d’organiser, pendant que les hôpitaux sont vraiment déserts, et qu’il manque de personnel de santé».

Les militants du syndicat Synapsa du secteur de la santé revendiquent entre autre, le paiement intégral de la PIP du deuxième trimestre de l’année 2015, l’ouverture des écoles de santé, le reclassement automatique des agents admis au concours professionnel de juin dernier, les meilleures conditions de travail et de vies, l’amélioration du panier des soins…

Daisy Ntongono

 

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