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Front social : Dynamique unitaire hausse le ton !

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Une précédente sortie de DU/©DR.

Le 13 décembre dernier, au cours d’une Assemblée générale, la centrale syndicale, Dynamique unitaire ne compte pas abandonner ses revendications, bien au contraire, malgré la rencontre avec le nouvel ‘’homme fort du Gabon’’, le Vice-Président, Pierre Claver Maganga Moussavou.

 Devant le courroux de la centrale syndicale, Dynamique unitaire, qui avait menacé une grève générale de trois jours sur toute l’étendue du territoire, l’actuel homme fort du pays, le Vice-président, Pierre-Claver Maganga Moussavou, avait cru bon d’organiser une rencontre, le 10 décembre dernier, pour échanger et trouver des pistes de solution pour une sortie de crise rapide.

Malheureusement, la rencontre a accouché d’une souris. Maganga Moussavou n’a pu trouver ni proposer des solutions concrètes. En revanche, le vice-président de la République a invité les syndicalistes à une trêve sociale, prétextant que le «président de la République, susceptible de trouver les solutions à leurs revendications est hors du pays». Et de poursuivre : «Remettez-moi les documents des personnes dont les situations n’ont pas toujours été réglées au niveau de la fonction publique. Lorsqu’il sera là, je vais lui soumettre vos revendications et il trouvera des solutions».

Devant une telle volte-face, ce d’autant plus qu’il y a quelques jours, lors de la visite rendue au chef de l’Etat convalescent  à Rabat, il avait pris l’engagement d’assurer la continuité des affaires de l’Etat en l’absence d’Ali Bongo, les syndicalistes ont opposé un refus catégorique. Les responsables de cette centrale syndicale ont compris qu’ils avaient en face d’eux un plaisantin qui ne cherchait qu’à se faire bien voir, mais qui n’avait en rien des pouvoirs pour résoudre les problèmes posés. Conséquence de cette légèreté : Dynamique unitaire a au contraire radicalisé son mouvement. Et le 13 décembre dernier, à Libreville, la centrale syndicale a promis poursuivre le combat avec, encore, plus de détermination. Elle a ainsi promis une manifestation dénommée ‘’marche noire’’ le 18 décembre prochain. Ce qui n’est absolument pas de bon augure.

Avec l’absence du Gabon du Président de la République, Ali Bongo, les choses ne cessent d’aller de travers. L’on ne sait plus exactement qui fait quoi et qui tient les rênes du pouvoir. Il est à craindre qu’à force de trop tergiverser, le bateau Gabon finira, un jour, par chavirer. Que la constitution soit respectée et peut être que les choses rentreront dans l’ordre.

LMA

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