Accueil Société Foberd Gabon: le personnel dénonce des actes de « dictature »

Foberd Gabon: le personnel dénonce des actes de « dictature »

PARTAGER
L'une des agence de la Société Foberd Gabon à Libreville/©DR

Le climat est de plus en plus délétère à la société Foberd Gabon. Plus un jour ne passe sans qu’un employé de cette entité, qui fait dans la distribution de matériaux de construction, l’alimentation générale et la vente de boisson, ne soit menacé de licenciement. Le plus souvent pour des raisons fallacieuses.

Nul ne peut imaginer que derrière le décor luxueux de ses agences d’Oloumi ou d’Owendo, le personnel de la société Foberd, travaille avec la peur au ventre.  Au moment où nous mettions, apprend-t-on, la situation a atteint son paroxysme, au point que les rares agents courageux encore en poste, ne se privent plus de décrier le climat  délétère qui prévaux dans la maison.

Deux ‘’bourreaux’’ sont régulièrement cités, André Foukoumbah et Anatole Kankeu. Le premier est le directeur général de Foberd-Gabon, le second, inspecteur régional des ventes. Tous des nationalités camerounaise, comme  les  95% du personnel de cette société.  Fait plutôt particulier,  dans un pays où les autorités prônent le plein emploi r des nationaux. Du coup, le quotidien des employés gabonais se passe de commentaire. Brimades et autres maltraitances, surtout dans le traitement du personnel son leurs lots quotidiens. Les crédits et autres bonus ne sont réservés qu’aux seuls employés camerounais.

Il y a quelque jours, un employé encore poste, a raconté, le licenciement abusif d’un de ses collègues, pour une erreur de facture. Pourtant, l’affaire qui aurait pu simplement s’arrêter à une simple demande d’explication, vu qu’un accord avait été trouvé entre les parties concernés,  a plutôt  conduit à un  licenciement purement et simplement de l’agent incriminé, pour, « non-respect de la procédure de gestion commerciale, faux et usage de faux et atteinte à l’image de marque de la société auprès de sa clientèle. Aux  dires de l’agent, le licenciement de son collègue est non-conforme aux droits et règlements de la loi en vigueur au Gabon.  Ce dernier n’a pas bénéficié du soutien et de la supervision d’un inspecteur de travail pour le suivi du  dossier. Conséquence : Il n’aura droit à un solde de tout compte.

Il faut dire que les rapports entre l’agent licencié et  Anatole Kankeu, n’étaient plus au beau fixe. L’inspecteur régional des ventes, ne manquait pas de lui rappeler qu’ « il lui fera vivre la misère. Toux ceux qui se sont opposés à moi, sont tombés ».

Dans notre prochain numéro, nous évoquerons, la magouille qui a pris forme, au sein de cette structure, notamment dans le trafic des étiquettes des prix des aliments surgés et la vente de produits dont les dates de péremption sont largement dépassé.

Affaire à suivre

Boris Biyoghe 

PARTAGER