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Fêtes de fin d’année à Libreville : débauche et arnaque au rendez-vous

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©DR.

Si les fêtes de fin d’année, d’origine Chrétienne, à savoir le Noël (25 décembre) et la St Sylvestre (le 31 décembre), sont synonyme d’occasions de réjouissance, de partage et d’amour véritable, elles ne devraient toutefois pas être une occasion de débauche,  pour les uns, et d’arnaque organisée, pour les autres.

En effet, au Gabon, les fêtes de fin d’année réussies sont celles où ‘’l’alcool coule à flots’’, oubliant même les fondamentaux chrétiens de ces fêtes où la conversion, voire le rapprochement avec Dieu devrait être primordial. En interrogeant les uns et les autres sur les retombées de ces évènements l’opinion répondait souvent  avec fierté que : «  j’ai bien passé les fêtes de Noël et de Nouvel an dans le ‘’Ndjoka’’,  parce que j’étais bourré (ivre) à zéro ». Comme si ces deux évènements étaient synonymes de consommation abusive d’alcool et de vice en tous genres. On s’empiffre d’alcool sans modération (enfants,  jeunes et personnes âgées…) faisant même fi des conséquences néfastes qui pourront en découler. Certains vont même jusqu’à perdre leurs vies à cause de l’excès de joies.

 Et comme si cela ne suffisait pas, sur le plan gastronomique, le constat est presque le même : des montagnes de nourritures se forment dans les plats, cédant ainsi la place à la boulimie. Conséquence : le lendemain, les indigestions atteignent des proportions inquiétantes, voire inimaginables.

Et pour couronner le tout, sur  le plan économique, les commerçants profitent de ces occasions pour s’enrichir davantage en triplant les prix aux clients souvent issus, pour la plupart, des milieux économiquement faibles. C’est la période des records, en termes de chiffre d’affaires. Certains commerçants véreux n’hésitent pas à falsifier les dates de péremptions des produits pour réaliser des chiffres d’affaires exponentiels.

Une rencontre initiée par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle s’est récemment tenue à Yaoundé, au Cameroun, pour discuter des voies et moyens visant à lutter contre le fléau de la contrefaçon en Afrique Francophone. Mais, jusqu’à présent, organisations et gouvernements semblent encore loin de tenir les clés qui fermeraient les portes de cette menace grandissante. Et le perdant, dans cette histoire, n’est autre que le consommateur.

Sur un tout autre point, la rapidité avec laquelle, les gérants font certains calculs laisse à désirer. Il n’est pas rare de constater que certaines factures sont majorées de 20 à 30 % sur le montant réel. Comptant sur l’affluence des jours de fête, la pilule passe rapidement, et c’est une fois à la maison que l’on constate les dégâts.  Ces pratiques sont devenues courantes en périodes des fêtes et  lors des fortes affluences dans les magasins de Nkembo, Mont-Bouët, PK12 de Libreville,  pour ne citer que ceux-là…  Elles s’étendent même, aujourd’hui, dans les centres commerciaux de référence tels les : CKDO, Gaboprix, Super Gros et Géant CKDO. Il n’est pas rare de surprendre gérantes malhonnêtes, de connivences avec les contrôleurs de caisses, se partager le surplus de la vente en  fin de journée. Des pratiques qui n’honorent pas le commerce dans certains grands centres commerciaux les grands centres commerciaux en période de fêtes.

D’où l’urgence, pour les coursiers, de redoubler de vigilance lors du paiement de leurs factures d’achats. Mais aussi, des agents de l’Etat, en lutte contre ce genre de pratiques, de sillonner le terrain en période des fêtes pour mettre hors d’état de nuire ces ‘’mercenaires commerciaux’’.

                                                                    

 

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