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ENSET: Droit de réponse de Guy Richard Kibouka et Jean Brice Mandatsy Moungomo

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 Nous avons pris bonne note de l’article intitulé ‘’Aberration Scientifique à l’ENSET’’ du journal le Temps numéro 616 du 15 février 2018. Nous tenons d’abord à faire un certain nombre de démentis, ensuite nous allons donner notre point de vu sur l’auteur de cet article qui est un enseignant permanent de l’ENSET.

A propos du démenti, un Master professionnel n’a jamais été ouvert à l’ENSET pour Kibouka Guy-Richard et Mandatsy Moungomo Jean-Brice, comme le stipule l’article.

Pour être plus précis, tout commence en septembre 2009, avec le basculement de l’ENSET en système Licence-Master-Doctorat (LMD) assorti d’un partenariat tri partite entre l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne en France, l’Ecole polytechnique de Masuku et l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique de Libreville qui aboutit sur l’ouverture d’un Master Recherche Génie Industriel. Vingt quatre (24) étudiants y étaient inscrits en Master 1 Recherche pour l’année académique 2009-2010 (3 de l’ENSET, 1 de l’Ecole polytechnique de Masuku, 18 du Lycée Technique National Omar Bongo et 2 professionnels de l’industrie). Sur les Vingt-quatre (24), dix (10) ont réussi le passage en année supérieure c’est-à-dire en Master 2 Recherche avec une graduation du M1 (Promotion Philippe Magnon, Directeur Général de Total Gabon), il s’agit de : Assogba berthe Edith, Boukat Mikambi Prosper Didier, Indjendje Mukéba Joseph, Kibouka Guy Richard, Mandatsy Moungomo Jean-Brice, Moussavou Jurice Gaël, Ngari Jean Didace, Obone Bilounga Adélaïde, Ovono Tanguy et Yakana Guy Albert Landry. Pour des raisons de financement, ce partenariat avait pris fin en juin 2011.

Pour la poursuite cette formation, s’ouvre alors le Master M2 Recherche à l’ENSET en partenariat avec l’Ecole Supérieure Polytechnique de l’Université Cheikh-Anta-Diop (ESP-UCAD) de Dakar au Sénégal, pour permettre à l’ensemble des Enseignants du second degré technique détenteur du Master M1 élargit aux Professeurs d’Ecole Normale exerçant à l’ENSET de faire carrière dans l’enseignement Supérieur. Sont ainsi admis pour cette formation de l’année académique 2011-2012 : Assogba Berthe Edith, Kibouka Guy Richard, Mandatsy Moungomo Jean-Brice, Mba Mbo Rémy et Mboumba Lanchais Serge et sont gradués en 2012 (promotion Rose Christiane Ossouka Raponda).

Le troisième cycle s’ouvre à l’ENSET en 2013 à la faveur d’un partenariat ENSET-ETS de Montréal. Nous sommes alors inscrits pour l’année académique 2013-2014 à l’ENSET et à temps partiel à l’ETS (session d’été de mai à juillet 2013). Nous avons gardé la même fréquence de travail jusqu’à l’ouverture de l’Ecole Doctorale des Grandes Ecole (EDGE) et les frais de formation avaient été assurés par le projet PAI-DRH et non par le budget de l’ENSET comme le stipule l’article. Au cours de cette formation doctorale qui a duré quatre (4) ans, nous avons suivi et validés les Modules d’enseignements suivants : Mathématiques Appliquées, Anglais et Méthodologie de la recherche, dispensés respectivement par le Pr. Guy-Martial Nkiet, de l’université de sciences et Techniques de Masuku, le Pr. Daniel Akendengue et le Pr. Mesmin Noël Soumaho, de l’Université Omar Bongo, pour le compte de l’ENSET ; Modélisation des systèmes de production, Processus stochastique et Optimisation en production manufacturière, Plan d’expériences, Caractérisation des matériaux et Mécanique de la rupture dispensés par le Pr. Jean-Pierre Kenne, le Pr. Vladimir Poloski et le Pr. Victor Songméné, pour le compte de l’ETS de Montréal.

En mars 2014, nous avons subi à l’ENSET, deux examens de synthèse : l’un à l’écrit, d’une durée de huit (8) heures, faisant la synthèse des enseignements et corrigé par tous les enseignants ayant pris part à la formation; l’autre à l’oral, composé d’un jury de six (6) Professeurs (Guy-Martial Nkiet, Jean Pierre Kenne, Victor Songméné, Maarouf Saad, Donatien Nganga-Kouya et Mesmin Noël Soumaho). Aux crédits, nous avons trois (3) publications scientifiques chacun avant notre soutenance de thèse.

Naturellement, en application de la réglementation du système LMD, le cycle doctoral de l’ENSET en partenariat avec l’ETS bascule dans la nouvelle structure de l’Ecole Doctorale des Grandes Ecoles qui se crée en 2016. Pour tous ceux qui ont la lecture du système LMD, la prise en compte des modules de formation et des examens ainsi validés est de règle. Nous ne pensons pas qu’à ce stade, on puisse parler d’une inscription en première année. Dans le même esprit Monsieur Pambo Nziengui Claude Feldman de l’option sciences du Bois est admis dans les mêmes conditions que nous.

Ainsi en février 2017, l’Ecole Doctorale (EDGE) organise une séance des pré-soutenances afin de s’acquérir de l’état d’avancement de travaux de thèses de trois doctorants finissants qui avaient commencé leur formations ailleurs, il s’agit de : Kibouka Guy-Richard, Mandatsy Moungomo Jean-Brice et Pambo Nziengui Claude Feldman. Le jury était composé de : Pr. Nganga-Kouya Donatien, Dr. Mendene, Dr. Ikogou Samuel.

Les soutenances des thèses ont eu lieu le 05 juillet 2017 à l’ENSET et étaient publiques. Les 4/5 des enseignants de l’ENSET étaient présents. Le Directeur de l’Ecole Doctorale, dans son mot introductif, avait pourtant expliqué le contexte dans lequel se situaient ces soutenances à un peu moins de deux ans de l’ouverture de cette structure en faisant référence au partenariat entre l’ENSET et l’ETS de Montréal où nous étions initialement inscrits à temps partiel. Au niveau du jury, tout le monde a été édifié sur la justification de ces soutenances, avec la lecture des trois (3) avis favorables des rapporteurs extérieurs.

Concernant notre point de vu, à la lecture de ce qui précède, nous comprenons bien que l’auteur de l’article, qui était bien informé des soutenances des thèses du 5 juillet 2017 et qui a pris part au Conseil d’Administration de l’ENSET, qui s’est tenu le 15 décembre dernier, pose des problèmes sans fondement et verse dans la diffamation. Est-ce qu’un étudiant peut être admis en première année de thèse et passer l’examen de pré-soutenance 11 mois après ? Pourquoi n’avoir pas posé toutes ses préoccupations lors des soutenances il y a sept (7) mois et lors du Conseil d’Administration il y a deux (2) mois ? Pourquoi ces problèmes s’invitent-ils subitement au moment où la tutelle vient de rendre publique le décret et l’arrêté fixant la procédure de désignation des chefs d’établissements publiques d’enseignement supérieur (Universités et Grande Ecoles). Notre Docteur a pourtant une formation de base en Génie Mécanique comme nous, mais il ignore malheureusement toutes les règles d’éthique, de déontologie et de gouvernance universitaire, ce que nous ne pouvons que regretter. Au lieu d’être fière d’une ENSET qui a retrouvé son niveau universitaire jamais atteint depuis sa création, il se plait de vouloir la ramener à l’expression de sa personne. Notre compère, pour reprendre ses propres expressions veut masquer ses limites en mettant en avant les subventions du CAMES que l’ENSET n’a jamais eues et nous pensons qu’il est le seul à pleurer contrairement au propos de son article où il veut mettre à contribution tout le corps professoral pour lequel nous avons du respect. Pour ce qui est des équilibres dont il fait allusion dans les options de formation de notre établissement, notre docteur de l’ENSET fait semblant d’ignorer les nombreux désistements pour ces formations doctorales dans les autres filières pour lesquels personne n’est responsable. Pour ce qui est de la fonction Publique, nous comprenons maintenant pourquoi nos dossiers se perdent dans ce Ministère. Notre docteur doit savoir que les problèmes de bureaucratie, ne peuvent pas constituer un obstacle pour le formation et l’avancement académique d’un enseignant – chercheur. Il instrumentalise certains enseignants du Lycée technique National Omar bongo et certains étudiants de l’ENSET, notamment le Président de la Mutuelle pour véhiculer des fausses informations dans le but de troubler l’ordre au sein de cette institution, qui est restée stable jusqu’à ce jour.

Ce droit de réponse modeste était nécessaire pour clarifier la situation. Pour terminer, nous aurions voulu que cet enseignant de l’ENSET qui a une formation de base en Génie Mécanique comme nous, présente aussi son cursus et de la manière dont il a fait sa thèse que nous avons pris le soin de lire en répondant aux interrogations suivantes : Sur quelle thématique sa thèse a porté et quelle est la contribution originale de ses recherches. Cette invite fera ressortir d’une part, les aberrations scientifiques dont son article fait état pour lesquelles nous ne sommes pas concernés, et d’autre part, la communauté universitaire sera édifiée sur ceux qui ont versé dans la facilité.

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