Accueil Société Enseignement supérieur: USS : le médecin malade

Enseignement supérieur: USS : le médecin malade

PARTAGER
Une précédente image d'un mouvement d'humeur à l'USS/(c)internet.

le conseil d’administration de l’Université des sciences de la santé, a permis de passer au crible tous les maux qui minent cette institution, mais aussi les conséquences qui en découlent.

Après l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), c’était au tour de l’Université des sciences de la santé (USS) de tenir, le 9 janvier dernier, son conseil d’administration. Une occasion pour les responsables de cette institution, et plus particulièrement le recteur de cette université, Pr Jean-Bruno Boguikouma, de mettre en exergue les problèmes que rencontre son établissement. «Prévu pour accueillir tout juste 800 étudiants, aujourd’hui, l’USS compte pas moins de 5000 apprenants partageant les mêmes structures(…) Du coup, l’augmentation de la population estudiantine, a entrainé une promiscuité indescriptible, compromettant l’apprentissage et favorisant l’échec », a déclaré le recteur.

Selon les sources, la réduction drastique du budget de fonctionnement et l’absence du budget d’investissement, seraient la cause du manque de nouvelles infrastructures, ou encore de réfection des anciens bâtiments. Toute chose qui amplifie la pléthore des amphithéâtres et est à l’origine de l’échec des apprenants.

Au sortir dudit Conseil d’administration qui a été présidé par le ministre de tutelle, Guy Bertrand Mapangou, du maire de la commune d’Owendo, Jeanne Mbagou, des représentants du syndicat national des enseignants chercheurs(SNEC) et de la mutuelle, il a été recommandé de procéder à une séparation des agences de l’USS et de l’UOB; d’effectuer un audit des actes pédagogiques; de lancer les inscriptions en ligne; de procéder au paiement des cotisations à l’internationale; d’œuvrer pour l’ouverture de trois grandes écoles, et de supprimer les frais supplémentaires de la carte scolaire. Autant de mesures qui, espérons-le, pourraient déjà apporter un léger mieux au sein de cette institution.

Daisy Ntongono

PARTAGER