Enseignement supérieur Des soupçons de détournement des fonds à l’UOB

Enseignement supérieur Des soupçons de détournement des fonds à l’UOB

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Plus de 200 millions de FCFA, selon certaines sources, auraient déjà disparus dans les services de la comptabilité de l’Université Omar Bongo. Une manne  financière qui serait destinée à payer la prime de rendement et autres avantages des agents de la main d’œuvre non permanente et les primes de vacation aux enseignants.

Les caisses de l’université autonome Omar Bongo de Libreville seraient vides depuis quatre ans, date de l’adoption de son autonomie de gestion financière. Pour Séraphin Moudounga, alors ministre de l’Enseignement supérieur et initiateur des autonomies de gestion des universités et grandes, cette noble ambition «  était destinée aux paiements de primes de  rendement au personnel de la main d’œuvre non permanente et des vacations aux enseignants ». Hélas. Depuis trois ans, les travailleurs payés à la main par le rectorat, disent, n’avoir rien plus perçu de leurs émoluments. D’où leur colère à l’entrée du grand portail de l’UOB.

A en croire les grévistes, plus de 200 millions de FCFA auraient disparus dans la trésorerie de l’UOB, dont 110 destinés aux paiements de leurs différentes primes. Des malversations ignorées des services du  contrôle financier. Pour les enseignants par contre, le paiement de leurs vacations n’est pas effectif. Malgré des menaces proférées par les uns et les autres.  Le Pr. Louis Marc Ropivia, recteur de l’UOB et ses services de la comptabilité gardent le mutisme. «  Toutes les malversations financières qui s’opèrent au sein de l’UOB passent inaperçues des services du contrôle financier » a indiqué un agent en grève.

Déterminés à durcir leur mouvement de grève depuis le vendredi dernier, les agents de la main d’œuvre non permanente s’insurgent contre la mauvaise gestion financière du recteur et toute son équipe. La goutte d’eau ayant fait déborder le vase étant les impayés depuis le 15 mars dernier de la prime de rendement et de celle allouée à la fin d’année.

Depuis lors, c’est le silence total du coté des autorités rectorales. Et les agents ne décolèrent pas, les étudiants n’ont plus accès à l’établissement. Et pour ces agents le départ immédiat du recteur et de toute son équipe serait la condition sinequanone  pour ramener la sérénité dans ledit établissement.

T.E & N.B.O

 

 

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