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Enseignement supérieur/ Concours d’agrégation CAMES 2018 à Libreville L’université des sciences de la santé réfectionnée pour la ‘’bonne’’ cause

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C’est depuis ce lundi que s’est ouvert à Libreville, notamment à l’université des sciences de la santé d’Owendo l’édition 2018 du concours d’agrégation du Cames. Pour la tenue de cette importante rencontre, l’Université des sciences de la Santé a fait peau neuve.

Cela fait plusieurs années que la seule université gabonaise des sciences de la santé n’avait pas fait sa toilette. Pourtant, ce ne sont pas les revendications des étudiants et autres enseignants qui ont manqué pour que la tutelle, c’est-à-dire le rectorat et le ministère de l’enseignement supérieur, réfectionne ce temple du savoir. Bien malheureusement, les étudiants ont fait avec les moyens de bord. Laboratoires obsolètes, problèmes d’adduction d’eau, peinture hors normes, manque d’électricité et de problèmes de voirie, tel était devenu le décor de cette université des sciences de la santé, au point que les étudiants, en manque de matériels pour pratiquer certains exercices, faisaient appelles à d’autres moyens peu recommandés. Toute chose, on se souvient qui a toujours causé des mouvements d’humeur qui ont abouti à la perturbation des cours.

Mais depuis près d’une semaine, fort est de constater l’engouement que suscite cet établissement d’enseignement supérieur. Où ministre de l’enseignement supérieur, doyen des facultés et autres responsables de l’université des sciences de la santé ont multiplié les efforts afin de permettre à l’USS de faire peau neuve. Un intérêt tout à fait normal, d’autant plus que, depuis le début de cette semaine, l’Université des sciences de la santé abrite l’édition 2018 du concours d’agrégation du Cames, le conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur. Une rencontre qui est à l’origine de la présence d’au moins 267 candidats à ce concours d’agrégation et d’une centaine de professeurs agrégés et autres techniciens du milieu.

Afin de permettre à notre université des sciences de santé de faire bonne figure auprès des hôtes venus d’ailleurs, tous les moyens ont été sortis pour sa réfection. « Tout semble au point pour accueillir nos hôtes »  laissait entendre un des responsables ». « C’est un concours qui va réunir l’ensemble de l’Afrique francophone et qui aura trois volets. La dernière épreuve nécessite des aspects techniques qui se feront aussi bien ici que dans les CHU », indiquait le doyen de la faculté de médecins de l’USS Jean François Meye. Ainsi, depuis plus d’une semaine déjà, l’accès à l’eau portable est désormais effective, l’électricité éclaire désormais toutes les salles et autres amphithéâtres. Les murs ont fait peau neuve. Mieux, les laboratoires pratiquement hors services, sont opérationnels à nouveau.

Quid de l’après Cames ? Sous d’autres cieux peut-on imaginer réfectionner une aussi importante université pour les besoins d’un évènement, fut-ce pour l’organisation d’un concours d’agrégation.

Triste réalité.

Boris Biyoghe

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