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Enseignement supérieur : Climat social de plus en plus délétère à IAI

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Les  enseignants permanents de l’Institut Africain d’Informatique (IAI), en grève depuis le 20 février dernier, ont décidé ce mercredi, de durcir leur mouvement d’humeur afin d’inciter leur tutelle à prendre toutes leurs responsabilités quant à la résolution de la  crise qui prévaut dans cette grande école.

En grève depuis quelques mois déjà, les enseignants permanents de l’Institut Africain d’Informatique (IAI), ont décidé de passer à la vitesse supérieure, afin d’amener leur tutelle à se prononcer enfin sur la crise qui prévaut dans cette grande école, et à trouver par la même occasion, un moyen de satisfaire leur cahier de charges: «A l’Institut Africain d’Informatique (IAI), il y règne un véritable climat social délétère, du fait que la direction de cet établissement ne semble accorder aucun crédit aux différents problèmes que rencontrent les enseignants de cette école. Pour preuve, lors du dernier conseil des professeurs, la directrice générale de IAI avait affirmé avoir vu ‘’passer’’ notre lettre du 23 octobre, contenant des propositions destinées à assainir  ce climat, mais avait jugé inutile d’étudier le contenu de ce courrier. Une réaction qui exprime le peu de considération que la tutelle accorde à nos problèmes », a déclaré le Délégué des enseignants, Donacien Guifo.

Une situation qui, selon le corps enseignant, ne peut plus durer. Pour ce faire, ils sont entrés le 20 février dernier en grève illimitée, et, ce, jusqu’à satisfaction complète de toutes leurs revendications, à savoir : l’arrêt des mesures d’annulation et de manipulation de la situation contractuelle de certains enseignants; l’application des résolutions et des recommandations du dernier Conseil d’administration, notamment en ce qui concerne le programme d’apurement des dettes vis-à-vis du personnel ; un traitement approprié et digne pour ceux de leurs collègues ayant atteint l’âge de la retraite… Et durant cette période, selon Donacien Guifo, « les enseignants ne participeront à aucune activité pédagogique ou académique et ce dans tous les cycles de formation de l’Institut ».

Selon les grévistes, la nouvelle équipe mise à la tête de cet institut tente de cacher son incompétence, en faisant valoir le montant élevé de la dette des Etats vis-à-vis de l’Ecole, alors que les encaissements ont rarement été aussi élevés que cette année. Pour cela, ces enseignants permanents appellent les administrateurs de l’Institut Africain d’informatique, au premier rang desquels, le président du Conseil d’Administration, à prendre leurs responsabilités pour la résolution de cette crise.

Daisy Ntongono

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