Encore des épines sur la table de Florentin Moussavou

Encore des épines sur la table de Florentin Moussavou

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Ministre de l’éducation Nationale, Florentin Moussavou

Malgré l’annonce de la rentrée administrative  prévue le vendredi 07 Octobre dernier, tout porte à croire que le climat sera loin d’être apaisé.  

Tant jusqu’à ce jour, aucune condition n’est réunie à cet effet. A commencer par le fait que les élèves admis en classe de 6ème ignorent toujours dans quel établissement ils devront fréquenter cette année. Dans ces conditions, beaucoup de parents d’élèves éprouvent toutes les peines du monde à s’organiser. Un casse-tête chinois donc, pour ces derniers.

Ce n’est pas tout. Nombre établissements du 1er degré se trouvent encore dans un tel état de délabrement, qu’on imagine mal ces derniers accueillir élèves et enseignants.

De plus, les principaux syndicats de l’éducation conditionnent l’ouverture des classes à certains préalables. «Nous souhaitons qu’on libère les leaders syndicaux, qui sont d’abord des enseignants pour nombre d’entre eux. On ne peut pas aller dans les salles de classes pendant que nos collègues sont emprisonnés. On connait le milieu carcéral gabonais, on sait qu’ils vivent dans des conditions difficiles, indignes. En outre, nous exigeons le paiement de la PIP du deuxième trimestre 2015, ainsi que le paiement de vacations des examens de fins d’année. Au risque de connaitre la situation des dernières vacations qui avaient été réglées au mois d’avril 2016 pour des examens tenus en 2015. Avec des fortunes diverses. Sans ces préalables, il est à craindre de fortes perturbations pour cette rentrée des classes », explique un enseignant syndiqué.

Bien que Jean Rémy Yama a recouvert la liberté, après 89 jours de détention, il reste que d’autres leaders syndicaux et enseignants sont toujours détenus. « Si le gouvernement pense avoir réglé un problème en libérant uniquement Jean Rémy Yama, il se trompe », estiment les enseignants qui attendent des solutions à tous ces préalables.

Nalette Beverly Obono

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