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Education nationale: Une rentrée scolaire ‘’cahin-caha’’

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Michel Menga M'Esonne/©DR.

 Le 30 octobre 2019 dernier, les apprenants du pré-primaire et du
secondaire devaient renouer avec le chemin de l’école. Mais quelle
n’aura été leur surprise ? Pas d’enseignants, par conséquent, pas de
cours. L’heure étant toujours aux modalités d’inscription et de
réinscription. Un dérapage de trop, pour le SENA qui dit attendre des
actes.
Le discours du  Ministre de l’Education nationale, à la veille de la rentrée
scolaire 2019-2020, a ressuscité les vieux démons depuis les états généraux
de  l’éducation en 2010 et la Task Force du Cap Estérias en 2018. Assises qui
ont eu le mérite de décliner les grands axes à prendre en compte pour rendre
efficient le système éducatif Gabonais. Notamment, la formation des
enseignants, la construction des écoles et la sécurisation de ces dernières.
Aujourd’hui, on en est encore à parler des projets. « Si Monsieur le Ministre
annonce la construction des écoles pour l’année prochaine,  dispose t-il des
terrains avec titre foncier ou veut-il seulement bénéficier des 100 milliards
d’aide de l’Agence Française de Développement ? », s’est inquiété  Fridolin
Mve Messa, Secrétaire général du SENA (Syndicat de l’Education
Nationale). Ce dernier estime également qu’ « il faut former les enseignants
dont l’effectif diminue avec 400 départs à la retraite ». Selon Fridolin Mve
Messa, « les problèmes existent et perdurent dans le système éducatif
gabonais : ce qui dénote de la mauvaise volonté politique du gouvernement ».
Au sujet de la mesure concernant les élèves du secteur privés qui ne pourront
plus regagner les établissements publics, avant la seconde, le SENA
réagit « pour nous, il n’y a plus d’égalité des chances dans ce cas. Ce ne sont
pas les parents d’élèves qui orientent leurs enfants au privé, mais c’est le
gouvernement qui leur impose ce choix,  du  fait du manque de structures
d’accueil dans le secteur public. Cette mesure, pour le Sena, n’a pas lieu
d’être ».
Même si le Sena a décidé de ne plus faire grève durant une période de 3 ans,
le syndicat regrette tout de même l’amateurisme affiché par la tutelle. « Cette
année, le Premier Ministre nous  a  demandé d’observer une rentrée scolaire
apaisée, or, les actes posés par le Ministre de l’Education dans ce sens. En
exemple, la liste des nominations a été publiée, mais pas celles des mutations
et affectations. A ce rythme, ce sont deux à trois semaines de perdu, avant la
rentrée effective des classes».

JB

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