Education nationale/ Rentrée des classes L’éternel bras de fer

Education nationale/ Rentrée des classes L’éternel bras de fer

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En plus des points restés en suspens, la rentrée de classe cette année est conditionnée par la remise en liberté de plusieurs leaders syndicaux, actuellement à la prison centrale de Libreville.

Va-t-on assister à un nouveau bras de fer gouvernement/syndicats de l’éducation nationale ? En tout cas, le principal regroupement de syndicats de l’éducation nationale semble s’inscrire dans cette logique. Rappelons que l’année scolaire 2015-2016, s’est achevée de manière abracadabrantesque, vu les nombreux points inscrits dans le cahier de charges des professionnels de ce secteur et qui sont restés jusqu’à ce jour sans suite.

Du coup, au lieu de débuter une année scolaire avec des nouvelles perspectives, cette année scolaire risque d’être plus tumultueuse, à en croire la note circulaire de la convention nationale des syndicats de l’éducation, publiée le 23 septembre denier. Et la flamme de la rispote a été rallumée au cours d’une assemblée générale tenue la semaine dernière dans l’enceinte de l’école Martine Oulabou.

Il semble qu’en plus des manquements observés au cours de l’année scolaire qui vient de s’achever, d‘autres points sont venus s’agripper, notamment celui relative à la libération, sans condition, des syndicalistes arrêtés, puis jetés à la prison centrale de Libreville, il y a plusieurs mois. Parmis eux, y figurent, Jean Rémy Yama, coordonateur de Témoins actifs, et secrétaire général du Snec, le syndicat national des enseignants et chercheurs. Il y a également Roger Ondo Abessole, Cyrlin Koumba Mba Essiane, tous membres de ‘’Témoins actifs’’ et de la Conasysed.

De plus le climat d’insécurité que connaît le pays, suite aux évènements post électoraux, fait craindre le pire chez les syndicalistes Est-il besoin de rappeler qu’au cours de ces évènements, plusieurs familles ont été endeuillées et que d’autres sont toujours à la recherche de leurs proches ? Une sitaution, d’après ces professionnels de l’éducation nationale, qui ne semble pas interppeler le gouvernemenrt de la République. « Il faut que nous retrouvions les nôtres qui ont disparu et nous portons toujours le deuil de plusieurs compatriotes morts lors de ces évènements », s’est insurgé un enseignant membres de la conasysed.

Rappelons que les points restés jusqu’à ce jour sans solutions, sont entre autres, le paiement de la prime d’incitation à la perforamance, pour le compte du deuxième trimestre ; la non organisation du concours professionnel d’entrée à l’école normale supérieure, la situation des bons de caisse des mois de mars, avril, mai, juin, juillet et août de l’année 2015. Le non paiement de la prime d’incitation à la fonction enseignante de 2015 et la sitaution administrative des enseignants du pré-primaire.

Les structures d’accueil ne sont pas en reste. Jusqu’à ce jour, aucune salle de classe de 400 classes promises n’est sortie de terre. D’ailleurs, du fait de ce manque criard de structures, plusieurs élèves ayant eu le concours d’entrée en 6è ne sont pas encore orientés.

Au moment où la date de la rentrée des classes est connue et que les syndicats décident d’y aller sous conditions, le gouvernement va –t-il faire profil bas, en libérant les syndicalistes et en ouvrant un dialogue franc avec les partenaires sociaux ? Wait and see?

Boris Biyoghe  

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