Education nationale: Le concours interne de l’ENS à une date sine...

Education nationale: Le concours interne de l’ENS à une date sine die

118
0
PARTAGER

Ce qui ressort du ministre en charge de l’Education, Florentin Mousavou, au cours d’une audience qu’il a récemment accordée aux membres du bureau directeur de la Conasysed.

Le verdict de la débâcle du concours interne d’entrée à l’ENS est enfin tombé. Il s’agit des enseignants candidats, une centaine environ, du  secondaire, toutes filières confondues, qui avaient protesté contre le report (voire l’annulation) soudain et inopiné le 24 juin dernier du concours interne d’entrée à l’Ecole normale supérieure(ENS). Un acte jugé anticonstitutionnel et antidémocratique volontiers  des autorités en charge de l’éducation. Ce, en violation de l’arrêté du ministre de la Fonction publique, fixant les modalités d’organisation des concours administratifs en République gabonaise. Après maintes récriminations, c’est finalement dans la matinée de vendredi 8 juillet dernier que le ministre de l’éducation nationale, Florentin Moussavou a reçu en audience, dans ses nouveaux locaux, situés au quartier Batterie IV, dans le 2è arrondissement de la capitale ces enseignants contestataires. Plus précisément dans un immeuble situé sur une bretelle jouxtant l’église catholique St André-AGP (agence gabonaise de presse). Il était donc question pour lesdits enseignants candidats de se rapprocher de leur tutelle pour en savoir plus sur des raisons de l’annulation ou du report de leur concours qu’ils devaient concourir à Libreville du 27 au 30 juin dernier. Mais également, se fixer sur une autre date de la tenue de cet examen.

En clair,  l’autorité ministérielle a affirmé que le concours interne en question, n’est pas annulé. Il est tout simplement reporté  pour une seule et principale raison. La tenue des assises du conseil d’administration de l’ENS. De  l’entendement du ministre, cela fait à peine huit ans que les membres du secteur de l’éducation n’ont plus tenu le conseil d’administration de cet établissement supérieur d’enseignement professionnel de Libreville. D’où la primauté aujourd’hui serait celle de la tenue de ces assises en vue de pallier aux problèmes auxquels est confrontée cette structure éducationnelle. Au sein de cette enceinte normalienne, l’on observe plusieurs disfonctionnements. Parmi lesquels, l’ENS traverse une crise de normalisation des programmes scolaires, le problème de curricula se pose. Du Coup, l’ENS est galvaudée au fil des ans dans sa mission première. Celle de former les enseignants en Master 2 et l’instauration précoce du système LMD. Voila autant de raisons qui ont poussé au membre du gouvernement de reporter ce concours. Lequel qui sera organisé, selon la même source, à une date ultérieure. Ce, après la concertation, avec ses collègues de la Fonction publique, du Budget  et Enseignement supérieur au tour du premier ministre, le Pr Daniel Ona Ondo.

Une assertion qui ne passe pas dans des oreilles  de ces  enseignants membres de la Conasysed. Pour Simon Ndong Edzo et les siens, l’explication du ministre selon laquelle ledit concours ne pourrait se tenir qu’après la tenue du conseil d’administration de l’ENS, n’est pas convaincante. Les dirigeants de la Conasysed expliquent que le conseil d’administration de l’ENS attendu depuis huit(8) ans ne peut pas expliquer le report ou l’annulation dudit concours car, disent-ils, il n’existe aucun lien. Pourquoi le ministre n’a-t-il pas indiqué la date effective de la tenue de cet examen et surtout un concours dit-on qui n’est pas annulé, mais reporté ? sur quelle base estime-t-il qu’il sera non seulement membre du gouvernement, encore moins, patron du même département ministériel, après l’élection présidentielle d’août prochain ? Non sans affirmer, Florentin Moussavou  automatiquement a gommé ce projet. Seule l’organisation dudit concours avant la fin du mois comme le souhaite la Conasysed, pourrait infirmer ou confirmer la « vraie-fausse » promesse du ministre sortant de l’Education nationale.

Tar’Engongha

 

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE