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 Education nationale : déjà du pain sur la planche pour Patrick Daouda Mouguiama

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Patrick Daouda Mouguiama, nouveau ministre de l'éducation nationale/© DR

Nommé ministre de l’éducation nationale lors du dernier remaniement intervenu en début de cette semaine, Patrick Daouda Mouguiama a déjà du pain sur la planche. Il faut dire  que le passage de son prédécesseur, Michel Menga M’Essone, désormais ministre de la culture et des arts, ses décisions, notamment, les nominations des chefs d’établissements ne jouent pas en faveur du nouvel arrivant.

Lors de son point de presse le mercredi  04 décembre dernier, à l’occasion de sa rentrée syndicale, le syndicale des enseignants de l’éducation nationale SEENA, que dirige Louis Patrick Mombo a quelque peu brossé ce qui attend le nouveau membre du gouvernement.

D’abord, Patrick Daouda Mouguiama qui a prêté serment hier devant le chef de l’Etat, va devoir s’atteler sur la question de nominations des chefs d’établissements. Faut-il le rappeler, ce dossier fait encore couler encre la salive. Ces nominations qui ne sont jamais passées par conseil des ministres et donc qui n’ont pas de décrets, posent un véritable problème aujourd’hui entre collègues. Les partants, ne voulant pas céder le fauteuil aux arrivants. C’est le cas encore au CES,  Malinga, dans la province de la Ngounié,  « une guerre ouverte oppose actuellement le principal sortant et le principal entrant, chacun  revendiquant légitimité et légalité ». Cette guerre des continue le Seena, « Principaux » « bloque malencontreusement le fonctionnement de l’établissement ».

Ce n’est pas tout, toujours sur ce dossier des nominations,  l’absence du décret de nomination, assène le Seena,   « empêche également les nouveaux promus d’accomplir les formalités administratives liées à l’obtention de leurs primes ».

C’est donc là, un épineux problème sur la table de Patrick Daouda Mouguiama. Va-t-il confirmer ces nominations dans un prochain conseil des ministres ? Où va-t-il les revoir ? En qualité de nouveau patron de ce département, il a certainement ses ‘’gens’’, qu’il va vouloir placer aussi.

L’autre problème, qui n’a toujours pas trouvé de solution, du moins dans sa totalité, c’est celui, des «situations administratives des enseignants (recrutement, intégration, titularisation, avancement automatique à l’ancienneté, reclassement après stage) ainsi que le concours interne d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) sont gelés par le gouvernement depuis 2014.

« L’espoir né par exemple de la régularisation de la situation salariale d’environ 800 enseignants présalaires au mois d’octobre 2019 s’est vite estompé en ce qui concerne le reste des enseignants, y compris ceux du recrutement direct, dont la deuxième vague  devait voir la situation salariale régularisée en fin novembre 2019. Malheureusement, il n’en est rien. Les dossiers de la deuxième vague des dits », a indiqué Louis Patrick Mombo dans son propos liminaire

La liste des dossiers d’urgence qui attendent le nouveau ministre, est loin d’être exhaustive. Loin sans faut, le Seena, souligne  « la non-construction des établissements scolaires,  occasionnant ipso facto les effectifs pléthoriques dans les salles de classe et le double flux, la fermeture depuis 3ans de l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI); le non-paiement immédiat des vacations après examens et concours ; plus grave, est la volonté du gouvernement de supprimer lesdites vacations cette année scolaire 2019/2020 tout en supprimant la ligne budgétaire  prévoyant leur paiement dans le projet de lois des finances 2020, projet actuellement en examen au Conseil Economique Social et Environnemental ».

Pour ce faire, le Seena de Louis Patrick Mombo annonce une caravane dans tout le pays et  demande la mobilisation  de ses troupes. Autant dire que  le séjour de Patrick Daouda Mouguiama s’annonce sans répit à l’éducation nationale.

Lucka Martial

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