Education nationale : 807 agents privés de salaires

Education nationale : 807 agents privés de salaires

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Ministre de l’éducation Nationale, Florentin Moussavou

C’est le ministre Porte- parole,  du gouvernement qui l’a déclaré à la presse, lors de sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire. 807 agents de l’Etat du secteur de l’éducation nationale n’auront pas leurs salaires cette fin du mois de février. Et il en serait ainsi pendant la durée de la grève,  a martelé Alain Billie By Nze.

En grève depuis la rentrée des classes, le secteur public de l’éducation nationale est complètement bloqué. Comme si cela ne suffisait pas, le très pieux enseignement  catholique  est entré, lui aussi, dans la danse. Ainsi, depuis hier mardi   l’institut immaculée conception a les portes closes. Et depuis ce matin, c’est le collège et Lycée Bessieux qui lui ont emboité le pas.

Les enseignants exigent entre autres : le paiement  de la dernière tranche de la prime d’incitation  à la performance, éphémère prime qui n’a tenu que pendant près d’un an ; le paiement des vacations 2016, les meilleures conditions de travail dans le secteur…

Le gouvernement qui n’a pas encore trouvé une seule réponse aux revendications des enseignants, n’a pas trouvé mieux que  de prendre cette mesure de suspension des salaires. Mieux, certains enseignants, 19 au total,  risquent une radiation de la fonction publique.

Sur son compte Facebook, Fridolin Mve Messa , secrétaire général du syndicat de l’éducation nationale (SENA)  a protesté la mesure, à sa manière : « c’est parce qu’on  ne représente rien à leurs yeux qu’il nous trainent dans la boue. Ils font de nous ce qu’ils veulent. Pour l’école, pour la profession, pour notre honneur, donnos leur nos salaires pour qu’ils se réjouissent  avec.»

A noter que la situation de blocage dans les établissements publics du pays, a suscité la colère des apprenants. En effet, depuis lundi  dernier, collégiens et lycéens  de Lambaréné,  Port – Gentil  et Oyem, ont envahi  les rues pour réclamer la reprise des cours.  Des mouvements réprimés par les forces de l’ordre, notamment à Port- gentil et Lambaréné.

Saint-Yves Biyang

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