Accueil Société  Education: Le Séna pourrait compromettre les examens de fin d’année

 Education: Le Séna pourrait compromettre les examens de fin d’année

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©DR.

Le préavis de grève déposé sur la table du ministre de l’éducation nationale, le 8 avril a expiré depuis le 17 du mois en cours pourtant, le  syndicat de l’éducation nationale n’a toujours pas été reçu par la tutelle, situation qui n’est pas sans conséquences …

 Les éclairs qui annonçaient la tornade dans le secteur éducation avec le mouvement pacifique des élèves du secondaire passé, le syndicat de l’éducation nationale de Fridolin Mve Messa, lui, menace de passer à la vitesse supérieure via d’abord, une grève d’avertissement de  quatre jours : du 23 au 26 avril (cette grève pouvant être renouvelable), puis, une action plus radicale, c’est-à-dire, une grève généralisée et illimitée.

Le SENA pensait, en effet, bien agir en faisant connaitre le contenu de son cahier de charges à la tutelle  notamment « la fixation des concours de l’ENI et de l’ENS reportés sine dié ; la levée du gel de la carrière ; la construction des établissements ; l’annulation de la décision sur les décotes ;  le versement des salaires aux enseignants stagiaires ENI/ENS des promotions 2014 à 2017; la sécurisation des établissements avec la création d’un corps de sécurité ; le payement des salaires de agents suspendus suite au recensement initié en juillet 2018 ; la signature de l’arrêté instituant l’organisation de la journée de l’enseignant le 23 mars ; le payement intégral des vacations 2018 et l’application des conclusions des états généraux de 2010 ».

Or, la loi dispose que  lorsqu’un syndicat dépose un préavis de grève, l’autorité est tenue de le recevoir dans les 48 heures qui suivent pour ouverture des négociations, «  ce que le ministre Menga n’a pas fait ; il nous a donc fatalement envoyé en grève » sans tenir compte de la démarche entreprise le 08 avril par le bureau exécutif du SENA. Ce choix du Ministre de l’éducation nationale pourrait avoir pour conséquence, le remaniement du calendrier scolaire si une ou deux semaines supplémentaires sont perdues du fait notamment du probable mouvement que pourrait mener par le SENA « le calendrier des examens pourra  considérablement être perturbé. Il  revient donc au gouvernement de prendre ses responsabilités pour éviter une fin d’année mouvementée» affirmera Fridolin Mve Messa, le Secrétaire Général du SENA, qui, par ailleurs dressera un bilan d’étape à la fin des  trois jours d’avertissement le  vendredi 26 avril 2019, à la faveur d’une assemblée générale à 10heures, au siège de cette formation syndicale.

Quant à la décision du Ministère de tutelle de ne pas faire appliquer la mesure qui fâche cette année, pour le SENA: « nous n’avons pas participé aux négociations, la décision était inique et elle arrivait à deux mois de la fin de l’année ; ce qui pouvait déconcentrer les élèves. Nous pensons qu’il fallait  la surseoir ou l’annuler complètement en attendant que toutes les conditions (la formation des enseignants en qualité et en quantité ; la construction des salles de classe et l’approvisionnement en matériel didactique) soient réunies pour que cette reforme puisse être acceptée par tous. Inutile de mettre la charrue avant les bœufs : l’excellence tant prônée suppose les conditions de travail et d’apprentissage agréables et répondants aux normes avec les classes de 35 élèves ».

Qu’adviendrait-il sous peu, si les six milles enseignants membres du SENA rentraient en grève ? La balle est dans le camp du gouvernement.

J-B

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