Douanes gabonaises : entre cacophonie et tribalisme ?

Douanes gabonaises : entre cacophonie et tribalisme ?

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le bureau de Synaper douanes et Transparence

C’est la question qui reste pendue sur les lèvres des agents de la direction générale des Douanes gabonaises, au regard des dysfonctionnements dont ils seraient victime depuis quelque temps.

 Le climat à en croire certains agents de la direction générale des Douanes ne serait pas au beau fixe,  dans cette régie financière importante du pays. Et ils ont tenu à dénoncer cela au cours d’une assemblée générale tenue par Transparence et Synaperdouanes l’un des syndicats  des douanes gabonaises que dirige    Pulchérie Matteya.

secrétaire générale de Synaperdaounes
Pulchérie Matteya, secrétaire générale de Synaperdouanes

De cette rencontre des membres de Transparence et Synaperdouanes il ressort que la direction générale des Douanes, serait engluée dans un sectarisme qui ne dit pas son nom. Ils en veulent pour preuve, la carrière de certains agents qui jusqu’à ce jour n’a connu aucune avancée significative. A en croire certains, pour avoir une carrière et être admis dans certaines écoles publiques régies par l’Etat, telle que l’EPCA, école des préparations aux carrières administratives, il faut être le parent d’un tel, en un mot d’un haut gradé de la direction générale des Douanes. »S’il y a des privilèges tous les agents doivent en bénéficier. Or à la direction générale des Douanes, nous constatons que c’est le sectarisme’’. S’est indignée Pulchérie Matteya. ‘’Le tribalisme ne devrait pas régner. Nous sommes une famille’’. A-t-elle renchérie. ‘’Il faut faire appliquer les textes  et les lois qui régissent l’administration des  Douanes, afin que tous les agents se retrouvent, car il y a trop de laissés pour compte. C’est toujours les mêmes et pas les autres. Il faut améliorer les choses et non se remplir les poches’’. A-t-elle ajouté.

En plus du tribalisme qui semble régné au sein de l’administration Douanière, il y a, font constater les agents,  une cacophonie. Si au niveau de la fonction Publique, l’on recense trois catégories des agents, Les fonctionnaires, les contractuels et la main d’œuvre  non permanente, il y a que les douaniers ne savent pas eux- mêmes dans quelle catégorie ils se trouvent.  ‘’D’après nos informations, nous ne sommes ni fonctionnaires, ni contractuels encore moins de la main d’œuvre non permanent’’. Explique Elvis Nzé, conseiller stratégique de Transparence.

Même son de cloche en ce qui concerne les cotisations sociales, dont le personnel affirme ne plus percevoir leurs allocations familiales, quand bien même une somme est retirée dans leurs émoluments mensuels. Nous nous sommes rapprochés des servies de la   CNSS, là bas, il nous a été dit que  l’administration Douanière ne s’est toujours pas acquité de la dette. Il ya véritablement un manque de communication au niveau de la direction générale des Douanes.

L’autre grief venu s’ajouter à cette situation plus que déplorable est le bulletin de salaire, dont le personnel de la Douane dit ne plus avoir. C’est un document important que nous n’avions  pas depuis longtemps. Comment ferons-nous pour les crédits, si c’est le premier document qu’on vous demande. Déplore un agent. D’après les informations en notre  possession, cette absence de bulletin serait due à un problème au nouveau du fournisseur. Renchérie Elvis Nzé.

Cela, il faut le dire, n’est que la moitié des problèmes que rencontrent les agents de l’administration douanière, qui enregistrent déjà trois mois de salaire impayé. Et si la situation demeure ainsi, le risque d’une grève n’est pas à épargner.

Boris Biyoghe   

 

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