DGDI/ Régularisation des sans-papiers: Une nouvelle opération en cours

DGDI/ Régularisation des sans-papiers: Une nouvelle opération en cours

551
0
PARTAGER
DR.

Pour donner leur chance aux étrangers en situation irrégulière de régulariser leur séjour au Gabon, la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI, ex-Cedoc) a lancé, depuis une dizaine de jours, une nouvelle opération de délivrance de la première carte de séjour aux immigrés remplissant toutes les conditions exigées. C’est la deuxième opération du genre en cinq ans, après celle de 2012, à l’époque du général MondjoBoukila, qui s’était étendue sur six mois.

 Par souci d’ordre et de facilitation, donc de méthode, les nouvelles autorités de la DGDI ont arrêté un calendrier de délivrance des cartes de séjour selon les nationalités, à raison de trois jours cumulés par nationalité. C’est la communauté malienne qui avait ouvert le bal à Libreville, du lundi 10 au mercredi 12 juillet 2017. Les ressortissants camerounais ont emboîté le pas aux Maliens, de jeudi 13 à samedi 15 juillet. Les autres nationalités continuent de défiler à la base de la Documentation, sise à Oloumi, en fonction du calendrier arrêté.

Pour désengorger la base, car il y a toujours foules en pareille circonstance, la réception des demandeurs se fait par l’entrée faisant face au gymnase d’Oloumi, l’entrée principale étant réservée aux candidats au renouvellement de leurs titres de séjour. Une marrée humaine emplit journellement cette place dès l’aurore, car personne ne veut rester sur le bord du sentier.

Renflouer les caisses de l’Etat

Il a été constaté, par le passé, qu’à l’approche d’élections présidentielles, le pouvoir organisait des rafles des sans-papiers (Cf. les Opérations Tonnerre et Nguené) pour contraindre les immigrés clandestins à payer leurs titres de séjour. L’argent récolté servait à financer les campagnes électorales du Parti démocratique gabonais (PDG). Mais autre temps, autres mœurs, le pouvoir n’a plus besoin de coercition ni d’intimidation sur les immigrés clandestins, depuis 2012, pour renflouer ses caisses. Il laisse libre cours à chacun d’eux d’aller régulariser son séjour au Gabon, dans son propre intérêt, selon un calendrier fixé. Et ça marche comme sur des roulettes car personne ne veut manquer une telle aubaine.

 

 

N.T

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE