Délestage dans la ville de Mouila Les populations privées de Can

Délestage dans la ville de Mouila Les populations privées de Can

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Victimes de délestages depuis plus d’un mois déjà, les populations du chef-lieu de la province de la Ngounié, ne peuvent pas bénéficier des matches comptant pour la coupe d’Afrique des nations, pourtant abritée par le Gabon. Sous les yeux impuissants du maire de la ville, sur cette torture infligée par la SEEG à  ses citoyens.

La société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) éprouve toutes les peines du monde à distribuer convenablement l’eau et l’électricité dans la ville de Mouila. Faisant subir aux habitants des délestages à n’en point finir, tout en prenant même pas la peine de s’expliquer sur cette situation aux conséquences certaines. Car presque tout le monde dans la ville se plaint des aliments qui détériorent dans les congélateurs, sans oublier des outils informatiques sont constamment en panne, ainsi que d’autres consommables qui fonctionnent à l’aide du courant électrique.

Que dire des désagréments occasionnés chez les opérateurs économiques, dont l’activité tourne désormais au ralenti ? Avec ce que cela entraine comme manque à gagner. Exception faite de quelques-uns d’entre eux qui possèdent des groupes électrogènes. Selon certaines indiscrétions, le problème viendrait de l’un des générateurs de la SEEG, qui serait défectueux ; l’autre ne n’ayant pas la capacité de satisfaire les besoins en électricité de l’ensemble de la ville. Au même moment. D’où, explique ceux qui connaissent les pratiques de la SEEG, l’on procède par choix des quartiers à fournir pour un temps, pendant que d’autres endroits sont dans le noir.

Une situation qui ne fait pas honneur à cette ville en pleine essor, comme le regrette Prisca M., gérante d’un  Snack-bar, qui accuse le laxisme dont font preuves les autorités locales envers la SEEG. «A chaque fois qu’un client arrive chez moi, il veut des boissons glacées, et lorsque je lui réponds ne pas en disposer, il va évidemment chercher ailleurs. Ce qui est pénalisant et nous permet pas de faire notre chiffre d’affaires », explique-t-elle.

 Mais, comme on le dit souvent, « le malheur des uns, fait le bonheur des autres », ces délestages ne semblent pas dégonfler certains. Chez les gérants d’hôtels et motels, alors que ces difficultés devaient constituer un moment de s’attirer de la clientèle, en baissant les prix par exemple, c’est le contraire qui se produit. Et expliquent leur attitude par le fait que les générateurs qu’ils utilisent pour faire fonctionner leurs établissements, nécessitent du carburant et des huiles, par ailleurs très onéreux.

Le constat dans cette situation, c’est que ce sont les pauvres qui paient le lourd tribut, pendant que les nantis ne ressentent nullement les effets néfastes de cette difficulté majeure. Comme en témoigne ces soirées mondaines organisées par Pierre Claver Maganga Moussavou, le maire de Mouila, dans sa résidence, sous des mélodies endiablées d’un orchestre congolais, expressément invité.

Tant pis si les bougres croupissent dans le noir !

Aimé David Nguema

 

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