Crise dans l’éducation ; Enseignants ; parents et élèves, même combat

Crise dans l’éducation ; Enseignants ; parents et élèves, même combat

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Enseignants, parents, élèves et partenaires lors de la déclaration

La crise que connait l’éducation appelle à l’implication de tous les acteurs. C’est ainsi que mardi dernier, sous l’impulsion d’Educaf Gabon, enseignants,  parents et élèves, ont appelé le gouvernement sur la table de la négociation.

Au fur et à mesure que la crise dans l’éducation s’enlise, plusieurs voix se lèvent pour mettre fin à ce cauchemar qui ne dit pas son nom. Mardi dernier, au siège du Sena, Syndicat de l’Education Nationale, plusieurs partenaires du secteur de l’éducation, ont décidé d’appeler le gouvernement sur la table de négociations. C’est donc sous l’impulsion de l’ONG Educaf Gabon, que le Sena, la Conasysed, Dynamique Unitaire, l’Apadie CNVS et Etudiant conscient, ont décidé d’exiger du gouvernement de s’ouvrir au dialogue à compter de ce 20 mars. « Passé le délai du 20 mars 2017, à l’absence de toutes solutions, les acteurs et partenaires de l’Education prendront leurs responsabilités, ainsi l’ONG Educaf entreprendra dans les plus brefs délais, toutes les démarches possibles susceptibles de favoriser cette négociation», a assuré son président Geoffroy Foumboula Libeka.

Au nom des comparatives des lycées et collèges, le président de CNVS, Jaures Nguema Assoumou, a appelé le gouvernement à négocier avec les enseignants    «Au nom du Gabon digne d’envie et du dépassement de soi» ; a-t-il dit.

Les enseignants, ont quant à eux, se sont  dit disponibles à rentrer en négociation avec le gouvernement de la République. De la bouche de Fridolin Mve Messa, « nous invitons le gouvernement à rétablir les salaires des enseignants suspendus et de retirer purement et simplement les fiches d’attestations spéciales au poste ».

Il faut dire que l’ouverture de ces négociations est  également conditionnée, par le paiement des vacations de 2016 et de la PIP du 2ème trimestre 2016, l’annulation les affectations «arbitraires» des délégués syndicaux de la Nyanga, de la Ngounié et du Moyen Ogooué, ainsi que l’organisation, sans délai, du concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure. «Alors, refuser de satisfaire à ces préalables et d’ouvrir les négociations avant la date butoir du 20 mars 2017, toute l’opinion nationale et internationale comprendra de façon claire et définitive que le gouvernement aura opté pour une année blanche dont il portera seul la responsabilité».

Les partenaires sociaux ont également réaffirmé leur détermination à voir le ministre de l’éducation nationale, Florentin Moussavou, à rendre son tablier.

Cela dit, dépasser ce délai du 20 mars, le risque d’une année blanche ne sera plus que plausible.

Serge Du Palvier

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