Accueil Société Crise à la poste: Le syndicat national des postiers gabonais promet une...

Crise à la poste: Le syndicat national des postiers gabonais promet une pluie de convocations à la DGR

PARTAGER
Les membres du syndicat lors de la déclaration/pyramidmediagabon.

Cinq syndicalistes du syndicat national des postiers du Gabon (Synapost), ont été entendus ce lundi à la Direction générale des recherches (DGR), pour répondre des chefs d’accusations retenus contre eux, suite à la plainte déposée par leur Président directeur général.

Jacques Ikapi, Minko Mi Ndong Emilienne, Essono Freddy, Moussavou Auguste et Tjeck Rose Berth, sont les cinq syndicalistes  appartenant au syndicat national des postiers du Gabon (Synapost), qui  étaient entendus ce 5 mars à la Direction générale des recherches (DGR). Accusés de dénonciations calomnieuses et de diffamation par le Président directeur général de la Poste  Michael Adandé, ces derniers ont dû aller s’expliquer. Une chose qui laisse sans voix les syndicalises qui avaient justement signé un pacte de non-agression avec leur hiérarchie. « Le 6 février dernier, le Synapost a signé un pacte de non-agression avec son PDG en présence du ministre d’Etat en charge de la poste, celui du travail, celui du délégué à la culture, de trois représentants. Un de la fonction publique, un de l’économie et un de l’économie numérique. Mais quelle n’a pas été notre surprise d’apprendre que tout juste deux jours après la signature de ce pacte, notre très cher Président directeur général, est allé nous porter plainte, par parquet interposé, à la DGR pour soit disant, dénonciations calomnieuses et diffamation», a expliqué à la presse, le porte-parole de la Synapost, M. Jacques Ikapi.

Un geste qui pousse justement les postiers à remettre en question la confiance en leur tutelle, mais aussi, de remettre au goût du jour, tous les griefs qu’ils lui reprochent. «Aujourd’hui, nous disons que nous n’avons plus confiance au PDG de la poste à cause de l’acte qu’il vient de poser contre les syndicalistes que nous sommes. Ce que ce dernier oublie, c’est qu’il n’y a un PDG que lorsqu’il y a des agents. Mais aujourd’hui, nous sommes très largués par rapport à ses dispositions. Comment concevoir en effet que, pendant que nous les agents nous n’avons pas nos salaires, M. Adandé lui se la coule douce. Aujourd’hui, nous n’avons pas un outil de travail adéquat, mais le PDG de la poste n’en a que faire. Ce qui est totalement absurde lorsque l’on sait que cet homme a été placé à ce poste pour redresser la structure. Étrangement, nous n’avons toujours pas constaté une quelconque amélioration dans ce sens. Il est arrivé en octobre 2015, mais nous faisons toujours du sur place. Et le seul mot d’ordre de management de M. Adandé, c’est l’injure, c’est se pavaner dans des conférences de presse et les comités de directions », poursuit le porte-parole.           

« Nous allons nous battre, avec les avocats, les connaissances et les moyens qui sont les nôtres, afin de prouver que ce monsieur est un type du passé. Il faut que M. Adandé sache, que le vin est tiré et qu’il faut le boire jusqu’à la lie. Qu’il sache que les plaintes vont arriver en cascade, et qu’il comprenne qu’il n’a pas le monopole de porter plainte au parquet. Nous aussi, nous irons là-bas chacun avec son dossier », a-t-il conclu.

Daisy Ntongono

PARTAGER