Accueil Société Couvre-feu :Les dérives policières refont surface

Couvre-feu :Les dérives policières refont surface

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Une scène d'un contrôle de police dans un quartier de Libreville/(c)DR

Les consignes de confinement édictées par les pouvoirs publics doivent-elles constituer l’occasion pour les forces de sécurité d’exceller dans l’abus d’autorité ? En tout cas l’expérience, pour le moins triste vécue par un certain Valentin N, le week-end écoulé, au rond-point du Pk12, semble confirmer une telle hypothèse.

 De sources dignes de foi, alors que ce compatriote et son épouse conduisaient leur enfant à l’hôpital, aux environs de 2h du matin, un policier du contingent en fraction au rond-point du Pk12 opposera un refus catégorique de circuler aux intéressés, malgré leur situation de détresse. Pour le policier, il est hors de question de laisser quiconque dans la rue, à cause du couvre-feu. Très bien, l’on voit bien ici que ce policier a le souci de l’application stricte des instructions de sa hiérarchie. Mais est-ce la raison de refuser à un citoyen en difficulté aide et assistance? Là réside tout le problème.

 Car, en effet, par-delà les consignes de confinement partiel des pouvoirs publics, les forces de sécurité et de défense ne sont pas pour autant dispensées de l’accomplissement de l’une des missions dont elles sont investies, à savoir la sécurité des biens et des personnes. Autrement dit, comment expliquer  qu’un compatriote en difficulté, quoique tardivement dans la nuit, puisse se voir refuser l’accès à une structure sanitaire par les forces de sécurité, alors même qu’il revient à ces dernières de prendre les dispositions qui s’imposent, pour aider la personne en détresse.

 Comme quoi, en plus de la nécessaire application des consignes de confinement partiel des pouvoirs publics, nombreux sont les agents des forces de sécurité et de défense qui en profitent pour rendre la vie dure aux autres compatriotes comme ce fut le cas pour sieur Valentin N et son enfant atteint d’une affection clinique intestinale. Les mêmes plaintes se font entendre chez les populations qui soufflent aujourd’hui le chaud et le froid à cause de la pandémie du Covid-19 et son corollaire de dégâts.

SergeDuPalvier 

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