Accueil Société Cosyga : Vers une exclusion définitive de Martin Allini?

Cosyga : Vers une exclusion définitive de Martin Allini?

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Martin Allini, président de la Cosyga/DR.

Rien ne va plus au sommet de la plus vieille Confédération Syndicale du Gabon, dirigée depuis 40 ans par Martin Allini. La centrale est désormais scindée en deux camps, et a frôlé le pugilat, le 31 août 2018 dernier, à Batavéa, à son siège dans le 4ème arrondissement de Libreville,  entre partisans de  Djoula Philippe de l’USYTPOG, un affidé de Martin Allini, et de Wenceslas Mba Nguema, Secrétaire Général Adjoint.  A l’origine, la procédure considérée comme bancale qui désigne les dirigeants qui devront désormais présider aux destinées de la centrale syndicale.

Le coup de force électoral savamment mis en place depuis le 2 août 2018 dernier à Libreville, par Martin Allini, Secrétaire Général de la COSYGA, pour continuer à présider illégalement et illégitimement la Confédération Syndicale Gabonaise ad vitam aeternam en imposant ses ouailles à la tête de ce que l’on pourrait désormais appelé « paralytique syndico-Allinitique » n’a pas marché. En effet, le 31 août dernier au siège de la centrale, sieur Tonda Mikiela, Confédéral aux organes de base, partisan de Wenceslas Mba Nguema, Secrétaire Général Adjoint de la COSYGA a été sommé par Sieur Koumba, soutenu à son tour par Martin Allini, Secrétaire Général de la COSYGA et Djoula Philippe de l’USYTPOG,  de libérer séance tenante le bureau qu’il occupe depuis plus de deux décennies au motif qu’il venait d’être relevé de ses fonctions,  une injonction balayée du revers de la main par Tonda Mikiela, qui a estimé anti statutaire la démarche du protégé de Martin Allini. Et la tension est montée d’un cran dans le bâtiment en décrépitude faisant office de siège social à Batavéa dans le 4ème arrondissement de Libreville. Les deux hommes ont failli passer aux mains d’autant que l’incriminé est pratiquant d’arts martiaux et voulait infliger une correction historique au putschiste zélé. Fort heureusement, le Saint Esprit,  de passage dans une église voisine leur a soufflé un vent d’apaisement sinon… Une situation qui prouve à suffisance le climat délétère qui prévaut aujourd’hui à la COSYGA. Et comme si cela ne suffisait pas, Mathilde Ebo, Confédérale Chargée de l’Hygiène Santé et Sécurité au travail, partisane de Wenceslas Mba Nguema, a été sommée à son tour par voie de courrier signé par Allini, Himself, de libérer  le bureau qu’elle occupe au siège de la COSYGA depuis de nombreuses années ; une décision qu’elle a battue en brèche par un contre courrier   pour les mêmes mobiles évoqués plus haut. Autrement dit, la chasse aux sorcières est désormais ouverte contre ceux qui osent s’opposer à la pensée unique de Martin Allini.

Pour rappel, la COSYGA est désormais scindée ouvertement en deux groupes depuis plus d’un mois : le premier est dirigé par Djoula Philippe de l’Union Syndicale des Travailleurs des Personnes du Gabon ( USYTPOG), qui est en réalité une nébuleuse qui regroupe en son sein non pas des personnes morales c’est-à-dire des syndicats, mais plutôt des Délégués du personnel, les chômeurs et les retraités, un groupe soutenu ouvertement par Martin Allini. En revanche, le deuxième groupe dirigé par Wenceslas Mba Nguema, Secrétaire Général Adjoint de la COSYGA, élu au dernier congrès de la COSYGA d’avril 2005 dont les plus importants camarades sont entre autres Tonda Mikiela, Confédéral aux organes de base, Bertrand Ondo Ebang, Président du SYNAPROCEM, Sanisse Midoungui, Confédéral des projets, et Mathilde Ebo, Confédérale d’hygiène santé et sécurité au travail, réclame dans la gestion au quotidien de l’organisation le respect stricto-sensu des statuts et règlements des travailleurs. Ce que semble ignorer le camarade Martin Allini, pointé également du doigt pour avoir mal géré la dernière subvention 20.000.000FCFA de la COSYGA, perçue en juin 2018. Et lorsque ces camarades évoquent la question de la subvention, Marin Allini, qui est aussi Vice-président du Conseil Départemental sortant d’Akiéni pour le compte du PDG, rentre en transe et ne veut rien entendre. Or l’argent de cette subvention aurait pu financer les travaux du  congrès électif de la COSYGA prévu du 13 au 17 décembre 2018 à Libreville. Mais le vieux ayant un gargantuesque appétit financier et ne voulant pas céder son fauteuil syndical,  aurait préféré régler ses problèmes perso, de l’avis de ses camarades syndiqués. Et Le groupe de Wenceslas Mba Nguema,  opposé farouchement  aux pratiques, qualifiées de peu orthodoxes, du vieux Martin Allini, lui demande de mettre en pratique les conseils et orientations de ses Pairs Africains présents lors du Conseil National du mois dernier. En effet, ses Pairs l’avaient invité à mettre en place un groupe de travail de cinq personnes pour préparer les assises du congrès de décembre prochain au risque de l’en exclure. Finalement, à quoi riment toutes les manipulations de Martin Allini ? Voudrait-il emporté dans ses bagages de la retraite, cette organisation syndicale qui a fait les beaux jours du Parti Démocratique Gabonais et non du peuple gabonais à l’époque du parti unique ? Le dossier est désormais sur la table du Président de la République, Ali Bongo, via ses services de renseignements, pour pousser son « Papy » scotché  à son fauteuil à la porte. Mais qui a dit que Martin Allini ne doit pas être emporté aussi  par les mesures d’austérités concernant les personnes ayant dépassé l’âge de la retraite et paralysant le microcosme syndical Gabonais ? Dans le cas contraire Martin Allini ne devrait pas être surpris par son exclusion prochaine de la COSYGA par ses camarades déterminés à nettoyer les « écuries d’Augias » pour indiscipline notoire. Aux dernières nouvelles, un autre troisième groupe anonyme dépassé par ce pourrissement et réfractaire à la tenue du congrès de décembre prochain, menace à son tour de précipiter le départ de l’actuel Secrétaire Général de la COSYGA, en  effectuant une descente musclée au siège de Batavéa dans les plus brefs délais munis de machettes et de gourdins pour mettre définitivement un terme aux 40 ans de  règne sans partage véritable de  Martin Allini dont  le  mandat a expiré depuis bientôt dix ans. Affaire à suivre…

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